Les Républicains : Laurent Wauquiez serre les rangs

Les Républicains : Laurent Wauquiez serre les rangs©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 16 janvier 2018 à 14h26

Au moment où Laurent Wauquiez passe à l'offensive politique en ce début d'année, les départs, plus ou moins assumés, se poursuivent du côté des Républicains... Alain Juppé a ainsi annoncé lundi qu'il ne paierait pas sa cotisation 2018 au parti 'LR'. L'ancien Premier ministre veut prendre du recul pour observer le positionnement de Laurent Wauquiez par rapport au Front national et à l'Europe.

"Je n'ai pas payé ma cotisation 'LR' en 2017 et je n'ai pas l'intention de payer celle de 2018", a indiqué l'ancien Premier ministre lors de ses voeux à la presse à Bordeaux. "Je prends du recul et je vais observer, notamment dans la perspective des élections européennes de 2019", a-t-il précisé...

Mise en congé

Alain Juppé a refusé de dire s'il se mettait en congé du parti et a expliqué qu'il n'avait pas l'intention de rejoindre La République en marche, même s'il a envisagé en novembre dernier de constituer un "axe central" entre pro-européens en vue des élections européennes de 2019.

Cette déclaration intervient dans la foulée de celle de l'ancien ministre Dominique Bussereau qui a annoncé sa "mise en congé" des Républicains "au moins jusqu'aux élections européennes de 2019"... Le président du conseil départemental de Charente-Maritime a expliqué vouloir se consacrer à son mandat local, tout en reprochant à son parti une forme de dérive... "J'ai décidé de prendre de la distance avec la politique partisane", écrit ce proche de Jean-Pierre Raffarin.

"Aujourd'hui, je ne peux que constater que les propos tenus par certains porte-parole des Républicains pourraient être ceux du FN", a-t-il expliqué... "Et je ne vois plus d'amour de l'Europe... En revanche, j'entends chez certains, comme Guillaume Peltier, des appels au nationalisme et à se refermer sur nous-mêmes."

Départs notables

"Les calculs personnels nous tuent et nous risquons d'en payer collectivement le prix", avait déclaré Laurent Wauquiez avant de plaider pour une "aventure collective" et la "reconstruction" du Parti Les Républicains... "Les egos et les aigreurs personnelles, c'est le monde d'hier. Le monde de demain on va le construire ensemble" avait poursuivi Wauquiez qui concentre ses critiques sur le gouvernement et le chef de l'Etat : "On cherche à raconter aux Français un monde virtuel bien éloigné de leur vie quotidienne" estime le patron des Républicains qui poursuivra son offensive de rentrée avec "L'Emission politique" le 25 janvier sur France 2, puis avec le Conseil national organisé le 27 janvier.

Le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes entend notamment centrer son action sur la défense des retraités et des classes moyennes face à l'augmentation de la CSG, qui entrera en vigueur en janvier...

Monde d'hier

"Vous avez autour de moi des gens qui viennent du gaullisme, mais aussi du centrisme, vous avez des libéraux, mais aussi la droite sociale... Ce sont surtout des gens qui ont envie de construire ensemble" et "déterminés à laisser les divisions derrière nous", avait expliqué Laurent Wauquiez mi-décembre...

Une façon de resserrer et de rajeunir les rangs.... "Les egos et les aigreurs personnelles, c'est le monde d'hier. Le monde de demain on va le construire ensemble", avait encore estimé Laurent Wauquier...

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