Les tarifs des actes et séjours hospitaliers vont augmenter de 0,5% cette année

Les tarifs des actes et séjours hospitaliers vont augmenter de 0,5% cette année©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 26 février 2019 à 09h44

Au total, cette année l'hôpital verra son budget passer de 80 milliards à 82 milliards d'euros", calcule la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé mardi une hausse de 0,5% des tarifs des actes et des séjours hospitaliers en 2019. L'objectif est de permettre aux établissements d'investir et de se restructurer, ce qui se traduira par une augmentation de leur budget de deux milliards d'euros. Elle a évoqué une "décision historique" en soulignant que ces tarifs sont en baisse régulière depuis 10 ans.

"Les hôpitaux souffrent depuis plusieurs années d'une baisse de leurs tarifs, ce qui a évidemment mis énormément de pression sur leur personnel, sur leur capacité d'investissement, sur leur capacité d'achat de matériel", a dit Agnès Buzyn sur RTL. "Nous pouvons annoncer aujourd'hui que les tarifs seront en hausse de 0,5%", a-t-elle ajouté.

Ce matin chez @EliMartichoux j'ai annoncé l'augmentation des tarifs hospitaliers pour la 1ere fois depuis 10 ans. +0.5% soit 250 millions d'EUR de plus pour soutenir les professionnels de santé dans la transformation. Un apport historique pour nos établissements !
- Agnès Buzyn (@agnesbuzyn)

"Cela va aboutir à 250 millions supplémentaires pour l'activité de médecine chirurgie obstétrique et de 100 millions supplémentaires pour la psychiatrie. Au total, cette année l'hôpital verra son budget passer de 80 milliards à 82 milliards d'euros", a-t-elle précisé.

Acheter du matériel

"Cela va permettre par exemple parfois d'acheter du matériel plus neuf, de réinvestir dans des locaux. Ça va arrêter de mettre une pression sur les professionnels (...). Tout cet étau permanent sur l'hôpital va pouvoir être desserré."

Elle ajoute que cette décision permettra également de "commencer cette transformation du système de santé en réorganisant la médecine de ville et en permettant aux hôpitaux de se restructurer". Elle assure rester dans l'enveloppe qui a été votée par le parlement pour l'assurance-maladie.

"Nous faisons un effort considérable où nous mettons la pression sur les prix des médicaments", explique-t-elle. "Les industriels ne sont pas contents, mais ça nous permet de dégager des marges de manoeuvre pour les hôpitaux."

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