Les VTC lancent une grève illimitée à partir de samedi

Les VTC lancent une grève illimitée à partir de samedi
véhicules avec chauffeur, manif le 3 février 2016 à Paris

Boursier.com, publié le vendredi 16 février 2018 à 16h20

Il devrait être compliqué de commander un VTC ce weekend à Paris et dans les grandes villes... Plusieurs syndicats et collectifs, réunis au sein d'une nouvelle structure baptisée "Union des VTC", appellent les chauffeurs à se mettre en grève samedi 17 février. Parmi eux, la CFDT-VTC/Loti et FO déplorent le "silence gouvernemental" face à leur demande d'une tarification minimum de leurs courses.

Début décembre 2017, la ministre des Transports Elisabeth Borne s'était engagée à lancer une mission en ce sens. Mais les chauffeurs d'Uber et des autres plateformes estiment que rien n'a bougé depuis. "Certains travaillent actuellement jusqu'à 60 heures par semaine pour un salaire de 1.900 euros nets au maximum par mois", rappelle la CFDT-VTC/Loti, s'appuyant sur les chiffres du rapport remis au précédent gouvernement par Jacques Rapoport, le médiateur de la République.

Horaires excessifs, endettement...

"Les agissements d'Uber (augmentation des commissions prélevées sur les courses, déconnexions abusives des chauffeurs...) comme l'absence de dialogue social conduisent à une situation préoccupante : endettement, horaires excessifs, etc", poursuit le syndicat. Il prédit donc "quelques blocages" samedi. "Nous ne voulons pas gêner les utilisateurs, seulement nous faire entendre".

Les choses ont pourtant bougé pour les VTC, avec la loi Grandguillaume, votée en mars 2018. Le texte a mis fin au détournement du statut LOTI et il est désormais uniquement possible pour les chauffeurs d'exercer comme taxi ou comme VTC dans les grandes villes de plus de 100.000 habitants. Moins exigeant en terme d'heures de formation qu'une licence VTC ou a fortiori taxi, ce statut était largement détourné dans les villes par les plate-formes de transport à la demande.

Les chauffeurs doivent donc désormais passer un examen, et ceux dont le dossier a été déposé mais qui n'avait pas encore été traité fin décembre peuvent continuer à exercer jusqu'à l'obtention du statut, un délai ayant été accordé par le gouvernement. Environ 10.000 chauffeurs, sur les 30.000 que compte le secteur, auraient dû cesser leur activité avec ces nouvelles règles.

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