Librairies indépendantes : le gouvernement prendra en charge les frais d'envoi des livres

Librairies indépendantes : le gouvernement prendra en charge les frais d'envoi des livres
livres édition librairie

Boursier.com, publié le jeudi 05 novembre 2020 à 15h54

Les librairies indépendantes ne factureront à leurs clients "que les frais de port au tarif minimum légal, soit 0,01 euro", indique le gouvernement.

Coup de pouce aux librairies indépendantes de la part de l'Etat... Alors que le confinement contraint les professionnels du secteur à fermer, le gouvernement a annoncé ce jeudi qu'il allait prendre en charge les frais d'envoi des livres commandés auprès des librairies indépendantes pendant toute la durée du reconfinement.

Ce dispositif doit permettre d'"aider les libraires à poursuivre leur activité à travers la vente en ligne", expliquent dans un communiqué commun les ministres de l'Economie Bruno Le Maire et de la Culture Roselyne Bachelot.

"Le gouvernement est pleinement mobilisé pour soutenir les commerces de proximité touchés par la crise. Ce nouveau dispositif va permettre aux libraires indépendants de développer leur activité de vente à distance sans différence de coût de livraison avec les grandes plateformes numériques", a affirmé le locataire de Bercy.

Les frais de port facturés au tarif minimum légal

Les libraires pourront ainsi ne facturer à leurs clients que les frais de port au tarif minimum légal, soit 0,01 euro. Les librairies concernées, "répondant aux critères de taille TPE et PME et dont la vente de livres neufs est l'activité principale", devront déposer des demandes de remboursement, précise le communiqué.

"Il est essentiel que la vente de livres continue. Par la prise en charge des frais d'expédition, l'Etat est à nouveau aux côtés des librairies, en rétablissant des conditions de concurrence équitables et en favorisant leurs ventes à distance", a de son côté estimé Roselyne Bachelot.

Une pétition pour l'ouverture des librairies

Pour rappel, les libraires s'étaient vivement opposés aux nouvelles mesures pour enrayer la propagation de l'épidémie de Covid-19 et ont dénoncé la concurrence déloyale des magasins restés ouverts, comme les hypermarchés qui pouvaient à ce moment-là encore vendre du non-alimentaire, ainsi qu'Amazon.

Une pétition avait d'ailleurs lancée vendredi dernier pour que les librairies indépendantes, considérées comme des commerces non essentiels, restent ouvertes pendant le deuxième confinement, alors que de nombreuses voix politiques, à gauche comme à droite, le réclament également. Elle a récolté à ce jour plus de 190.000 signatures.

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