Logement : 4,8 millions de "passoires thermiques" en France !

Logement : 4,8 millions de "passoires thermiques" en France !©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 04 septembre 2020 à 07h58

Les chiffres sont nettement revus en baisse, puisque les estimations donnaient 7 millions d'appartements ou de maisons mal isolés en France en 2013.

Sur les 29 millions de résidences principales au 1er janvier 2018, environ 1,9 million de logements (6,6% du parc) seraient peu énergivores (étiquettes A et B du diagnostic de performance énergétique - DPE), selon une étude que le Commissariat général au développement durable (CGDD).

À l'opposé, environ 4,8 millions de logements (soit près de 17% du parc) seraient très énergivores (étiquettes F et G du DPE, regroupant les logements qualifiés de "passoires thermiques"). Les étiquettes D et E du DPE sont les plus fréquentes (respectivement 34% et 24% du parc).

Mieux que dans la précédente étude

Ces résultats diffèrent sensiblement de ceux tirés d'une autre enquête réalisée en 2013, qui avait constitué le premier dispositif d'observation statistique des performances énergétiques des logements. La part de "passoires énergétiques" avait été en effet estimée à 31%, soit environ 7 millions de maisons ou appartements mal isolés, obligeant leurs occupants à régler des factures exorbitantes pour bien se chauffer...

"Le parc social est sensiblement moins énergivore que le parc privé (7% d'étiquettes F et G, contre 18,7%), ce qui s'explique par une forte prévalence du chauffage collectif au gaz, ainsi que par un effort de rénovation ciblé. Le parc locatif privé comporte les logements consommant le plus d'énergie, avec près de 23% de logements d'étiquettes F ou G, alors que les logements occupés par leurs propriétaires ne sont que 17% à avoir une telle étiquette"; décrivent les auteurs de cette étude.

En croisant avec le type de logement occupé, le taux de logements très énergivores est similaire dans le parc locatif privé entre maisons et appartements. En revanche, pour les logements occupés par leur propriétaire, la part de logements d'étiquettes F ou G est bien plus forte pour les maisons (18%) que pour les appartements (12%).

500.000 rénovations dans le viseur

Le gouvernement vise la rénovation de 500.000 logements par an afin d'en faire des "bâtiments basse consommation" (classés A ou B), mais ce chiffre est loin d'être atteint, avec 25.000 rénovations sont entreprises chaque année...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.