Loi PACTE et évolution de l'épargne retraite : quel impact ?

Loi PACTE et évolution de l'épargne retraite : quel impact ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 18 octobre 2018 à 10h59

Amundi, leader sur le marché de l'épargne salariale et de la retraite en France avec plus de 58,5 milliards d'euros d'actifs gérés pour le compte de près de 4 millions de salariés porteurs, présente les résultats de son étude "l'épargne retraite évolue, le savez-vous ?"

Avec plus de 50.000 réponses recueillies auprès de salariés épargnants, cette enquête, réalisée par l'Institut de sondage Audirep, montre que la Loi PACTE, en simplifiant et en harmonisant les dispositifs d'épargne retraite existants, devrait inciter une majorité des salariés français à épargner davantage pour leur retraite, voire à modifier leurs habitudes d'épargne.

Elle révèle également leur besoin, d'une part, de pédagogie quant au fonctionnement des produits d'épargne retraite, et, d'autre part, d'accompagnement quant aux choix des placements...

L'enquête, dont les 2/3 des répondants détiennent au moins un produit d'épargne retraite et près de 20%, deux produits, souligne plusieurs points...

Plus d'épargne...

La loi PACTE inciterait 58% des salariés français à épargner davantage dans un produit retraite (26% ont répondu "certainement" et 32% "probablement")... La déduction fiscale des versements volontaires inciterait 47% d'entre eux à verser dans un PERCO, 13% dans un PERP mais 33% ne savent pas encore dans quel produit épargner.

L'harmonisation des produits d'épargne retraite et leur transférabilité encourageraient seulement une personne sur cinq (22%) à épargner davantage ; 30% ne modifieraient rien. Si près d'un tiers des répondants ne savent pas se prononcer, les épargnants actifs et ceux qui sont âgés de 25 à 54 ans sont les plus intéressés par les évolutions de l'épargne retraite.

Transfert en question

38% des répondants seraient en revanche prêts à transférer leur épargne actuelle en épargne retraite. Les avoirs proviendraient pour 62% de livrets bancaires, pour 31% de l'assurance-vie et pour 20% du PEA.

Les moins de 45 ans réorienteraient davantage (que l'ensemble des répondants) leurs livrets vers un produit d'épargne retraite ; quant aux 55 ans et plus, si la majorité transférerait également leurs livrets, ils seraient enclins à transférer leur PEA.

Accompagnement pédagogique

58% des salariés épargnants expriment un besoin d'accompagnement pédagogique : le teneur de comptes (selon 67% d'entre eux) et l'employeur (61%) seraient selon eux les acteurs les plus légitimes pour les informer, suivi des pouvoirs publics (41%) et du conseiller bancaire (41%).

Les épargnants attendent d'un acteur en épargne retraite tout d'abord un accompagnement dans le choix de leur placement(pour 52% d'entre eux), des explications sur le fonctionnement des produits d'épargne retraite (pour 49%), et une gestion financière optimisée en termes de frais et de performances (42%).

Prise de risque limitée

59% des salariés attendent, d'un produit d'épargne retraite, un accroissement de leur investissement de départ avec une prise de risque limitée... Un tiers ne souhaitent prendre aucun risque et seulement 7% acceptent un risque important pour valoriser leur capital. Les femmes, les plus de 55 ans et les retraités sont moins enclins à prendre des risques.

Une fois à la retraite, 59% d'entre eux souhaitent puiser librement dans leur capital tout en continuant à le faire fructifier, 29% préfèrent toucher une rente régulière.

Xavier Collot, Directeur Epargne Salariale & Retraite d'Amundi indique : "La Loi PACTE devrait être un marqueur important dans l'émergence de l'épargne retraite en France ! Notre étude met clairement en évidence que les épargnants sont sensibles à l'harmonisation et à la simplification des produits d'épargne retraite existants qui se profilent avec cette Loi. Pour pouvoir transformer, développer et atteindre l'objectif fixé par le gouvernement de 300 Mds EUR d'épargne retraite à horizon 2022, un immense effort d'accompagnement et de pédagogie sera nécessaire de la part de l'ensemble des acteurs : professionnels, employeurs et services publics."

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