Loi travail : deuxième round pour la CGT jeudi

Loi travail : deuxième round pour la CGT jeudi
le 12 septembre 2017

Boursier.com, publié le mercredi 20 septembre 2017 à 16h30

Le mouvement social contre la réforme du code du travail va accélérer à partir de jeudi en France. Une semaine après une première manifestation contre ce texte phare du début du quinquennat d'Emmanuel Macron, la CGT et Solidaires appellent à descendre jeudi dans la rue, deux jours avant le défilé de La France insoumise à Paris contre le "coup d'Etat social".

La Fédération nationale des mines et de l'énergie CGT prévoit des baisses de production d'électricité jeudi. "La FNME CGT revendiquera toutes les formes d'actions décidées par les salariés. La lutte des énergéticiens et mineurs sera sans concession", prévient l'organisation mercredi dans un communiqué.

Les routiers de la CGT et de Force ouvrière appellent quant à eux à une grève reconductible à partir du 25 septembre pour "faire plier" le gouvernement sur ce texte notamment en bloquant des dépôts de carburant.

Emmerder les Français ?

"On n'a pas le droit de bloquer", a réagi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner dans l'émission des Grandes Gueules de RMC. "Il y a trois mois il y a eu le blocage des centres d'approvisionnement, tout de suite le gouvernement a discuté et a posé le principe qu'on ne laisserait pas la France bloquée."

"Je respecte le droit de manifester mais je m'oppose au fait qu'on - on est aux Grandes Gueules - emmerde les Français et qu'on les empêche et qu'on (bloque-NDLR) les chefs d'entreprise mais aussi ceux qui vont bosser, ceux qui vont à l'école, qui passent des examens", a ajouté le porte-parole du gouvernement. "Il faut respecter ceux-là".

Interrogé sur les propos d'Emmanuel Macron - qui a réaffirmé mardi soir sur CNN son intention de mener à bien cette réforme et estimé que la démocratie n'était pas "dans la rue" -, Christophe Castaner a démenti "toute provocation" de la part du chef de l'Etat.

Pouvoir légitime

"Il est important de rappeler qu'aujourd'hui il y a un pouvoir légitime", a-t-il dit. "Emmanuel Macron a été élu président et il y a eu des législatives dans la foulée qui ont conforté et ont donné une majorité" au chef de l'Etat.

Plus des deux tiers des Français ont perçu la journée de manifestation contre la réforme du Code du travail du 12 septembre comme "un échec", selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et le Figaro. Ce premier round a été perçu négativement par 68% des Français. La moitié d'entre eux pensent tout de même que le mouvement de contestation pourrait prendre de l'ampleur.

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