Lunettes : l'Autorité de la concurrence sanctionne EssilorLuxxotica, LVMH et Chanel

Lunettes : l'Autorité de la concurrence sanctionne EssilorLuxxotica, LVMH et Chanel©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 22 juillet 2021 à 14h44

Le géant du secteur Luxxotica écope de la plus lourde amende : plus de 125 millions d'euros pour avoir imposé en France des prix de ventes au détail aux opticiens.

Le géant du secteur Luxxotica écope de la plus lourde amende : plus de 125 millions d'euros pour avoir imposé en France des prix de ventes au détail aux opticiens.

De lourdes amendes... L'Autorité de la concurrence a décidé de sanctionner "plusieurs sociétés actives dans le secteur des lunettes de soleil et des montures de lunettes de vue pour avoir limité la liberté tarifaire des opticiens et/ou interdit la vente en ligne de leurs produits".

Le géant du secteur Luxxotica écope de la plus lourde amende : 125,17 millions d'euros pour avoir imposé en France des prix de ventes au détail aux opticiens et leur avoir interdit de proposer en ligne ses produits, sous les marques Ray-Ban, Oakley, Prada, Burberry, Bulgari, Dolce & Gabanna, ou encore Armani.

Restriction sur les prix

L'Autorité a relevé, qu'entre 2005 et 2014, le groupe avait diffusé à ses distributeurs des prix dits "conseillés" et "conclu des contrats de distribution sélective interprétés comme interdisant notamment les remises et les promotions lors de la vente au détail", peut-on lire dans un communiqué.

Le groupe a également imposé certaines restrictions quant à la publicité qu'ils réalisaient sur leurs prix et a organisé la surveillance de ces prix, en sollicitant l'aide de certains de ses distributeurs pour " lutter contre les dérives observées ". Selon la gérante d'une boutique d'optique, cette surveillance par les concurrents s'assimilait à une véritable "police des prix".

LVMH et Chanel

Deux autres entreprises sont concernées : LVMH devra verser 500.000 euros, épinglé pour les mêmes raisons que Luxxotica, et Chanel devra s'acquitter de 130.000 euros, une amende moins lourde pour avoir seulement empêché la vente en ligne.

Le gendarme de la concurrence reproche aux trois entreprises d'avoir bloqué la vente de leurs lunettes sur internet, de quoi "priver les opticiens et les consommateurs finals d'un canal de vente généralement caractérisé par des prix compétitifs".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.