Luxe : le coronavirus chinois rappelle de mauvais souvenirs

Luxe : le coronavirus chinois rappelle de mauvais souvenirs©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 21 janvier 2020 à 16h39

Comme en 2003, les investisseurs s'inquiètent de la propagation continue d'un nouveau coronavirus en Chine...

Retour dans le futur pour le secteur du luxe ? Comme en 2003, les investisseurs s'inquiètent de la propagation continue d'un nouveau coronavirus en Chine. Alors qu'à l'époque plus de 8.100 personnes avaient été touchées par le SRAS, et que 774 avaient perdu la vie à cause de ce syndrome respiratoire aigu sévère, Pékin a déjà recensé plus de 200 personnes contaminées par ce nouveau virus.

Décelé à Wuhan dans un premier temps, ce dernier s'est depuis propagé à d'autres régions, y compris au-delà des frontières chinoises. Il peut se transmettre entre humains et fait son apparition au moment même où plusieurs centaines de millions de Chinois s'apprêtent à voyager à l'occasion du nouvel an lunaire, faisant craindre une importante épidémie.

Même cause, mêmes effets ?

Bryan Garnier rappelle qu'en 2003, les grands acteurs français de l'industrie n'avaient pas été épargnés par la prolifération du SRAS à l'image de LVMH. Le numéro un du secteur avait vu ses ventes décliner de 4% au deuxième trimestre 2003 après +6% au premier trimestre. Son activité s'était ensuite normalisée au troisième trimestre (+5%).

Dans la même lignée, le chiffre d'affaires d'Hermès n'avait augmenté que de 1% sur les trois mois clos fin juin après une hausse de 5% au premier trimestre 2003. Là encore, le troisième trimestre 2003 avait été marqué par une nette reprise des ventes (+9%).

Des opportunités à venir ?

Les valeurs avaient donc souffert en bourse avec une baisse de 25% de l'indice regroupant les acteurs de luxe entre décembre 2002 et mars 2003. Mais à l'image des revenus, les actions s'étaient par la suite rapidement redressées avec un bond de 20% entre mars et juin 2003, rappelle l'analyste.

Compte tenu de la très belle performance boursière de LVMH, Kering et autre Hermès l'an passé, toute nouvelle évolution négative en provenance d'Asie pourrait donc exercer une pression baissière sur le cours de leur action, d'autant que les Chinois représentent désormais environ 35% du marché de luxe contre 15% en 2003.

Le groupes de Bernard Arnault et de François-Henri Pinault ont déjà vu leur capitalisation respective fondre de près de 4% depuis lundi. Une éventuelle poursuite du rebours offrirait sans doute de nouveaux points d'entrée intéressants pour les opérateurs ayant un horizon d'investissement un peu plus lointain.

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