Lyon-Turin: ne pas réaliser la LGV "coûterait beaucoup plus cher" qu'achever le projet (Conte)

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Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, le 12 juillet 2019 à Milan
Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, le 12 juillet 2019 à Milan
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© AFP, Miguel MEDINA

AFP, publié le mardi 23 juillet 2019 à 22h45

Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a estimé mardi que ne pas réaliser la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin "coûterait beaucoup plus cher" que mener le projet à son terme.

"Ne pas faire la ligne à grande vitesse coûterait beaucoup plus cher", a déclaré Giuseppe Conte.

"Je dis cela en gardant à l'esprit les intérêts nationaux", a-t-il ajouté dans un message diffusé sur Facebook.

Le projet de LGV entre Lyon et Turin, dont les travaux sont en cours, alimente depuis des mois les polémiques au sein de la majorité au pouvoir en Italie, formée par la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, favorable à cette liaison, et le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) de Luigi Di Maio, farouchement opposé au projet qu'il considère comme un gaspillage d'argent public.

"La France s'est exprimée pour la réalisation de cette oeuvre. Il s'ensuit que si nous voulions bloquer le travail, nous ne pourrions pas le faire", a poursuivi Giuseppe Conte (proche du M5S) en expliquant que l'Union européenne serait disposée à augmenter la part de son financement.

"L'Europe serait prête à augmenter les fonds, ce qui impliquerait une économie pour l'Italie", a-t-il affirmé.

Les dissensions sur le projet côté italien ont un temps laissé craindre un abandon du projet mais les résultats des élections européennes ont semblé le remettre sur les rails.

Les électeurs du Piémont, la grande région industrielle du nord-ouest de l'Italie, se sont en effet prononcés à 85% pour la Ligue et le Parti démocrate, qui soutiennent le Lyon-Turin.

Vieux de plusieurs décennies, le projet de LGV Lyon-Turin vise à réduire les transports de marchandises en camion au profit du rail et à diviser par deux le temps de trajet pour les passagers, en mettant Turin à deux heures de Lyon.

Son élément central est un tunnel de 57,5 km, qui a commencé à être creusé dans les Alpes italiennes et françaises, et dont le coût est estimé à 8,6 milliards d'euros.

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