Macron défend la 5G, face aux "Amish" adeptes de la lampe à huile

Macron défend la 5G, face aux "Amish" adeptes de la lampe à huile©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 15 septembre 2020 à 10h22

"On va expliquer, débattre, lever les doutes, tordre le cou à toutes les fausses idées mais oui, la France va prendre le tournant de la 5G", a déclaré le chef de l'Etat.

Emmanuel Macron a défendu lundi soir le passage à la 5G, la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile en France, devant une centaine d'entrepreneurs et entrepreneuses de la "French Tech" réunis dans la salle des fêtes de l'Élysée.

"Evidemment on va passer à la 5G. Je vais être très clair. La France c'est le pays des Lumières, c'est le pays de l'innovation et beaucoup des défis que nous avons sur tous les secteurs, ils se relèveront par l'innovation. Et donc on va expliquer, débattre, lever les doutes, tordre le cou à toutes les fausses idées mais oui, la France va prendre le tournant de la 5G".

Revenir à la lampe à huile

"J'entends beaucoup de voix qui s'élèvent pour nous expliquer qu'il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile... Je ne crois pas au modèle Amish et je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l'écologie contemporaine", a raillé le chef de l'Etat, en référence à cette communauté religieuse américaine connue pour son mode de vie simple et austère.

Une réponse à la demande de moratoire sur la 5G, lancée par 70 élus de gauche et écologistes, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot. Dans une tribune publiée dans le 'Journal du dimanche', ils réclament une réflexion et un débat jusqu'à l'été 2021. La décision du gouvernement d'attribuer les fréquences dès septembre "intervient sans étude d'impact climatique et environnemental ni aucune consultation publique préalable", regrettent les signataires.

Coup d'envoi le 29 septembre

Retardées par la crise du coronavirus, les enchères en vue de l'attribution des fréquences de la 5G débuteront le 29 septembre. Lors d'une première phase, Bouygues Telecom (Bouygues), Orange, Free (Iliad) et SFR (Altice) ont déjà obtenu chacun un bloc de 50 mégahertz (MHz) dans cette bande, au prix fixe de 350 millions d'euros, qui doit rapporter 1,4 milliard d'euros à l'Etat. Avec la deuxième phase (la vente de 110 MHz supplémentaires), les montants encaissés par l'Etat devraient être portés à au moins 2,17 milliards d'euros.

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