Macron prêt à aller plus loin sur la baisse de la fiscalité ?

Macron prêt à aller plus loin sur la baisse de la fiscalité ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 26 février 2019 à 17h10

"Moi, je suis très ouvert à cela, plutôt favorable à aller en ce sens", a déclaré mardi le président.

Emmanuel Macron est "plutôt favorable" à une accélération de la baisse de la fiscalité à l'issue du "grand débat" organisé jusqu'à mi-mars pour tenter de sortir de la crise des "Gilets jaunes". "J'ai pris dans la campagne de 2017 des engagements de réduire le niveau de fiscalité, ça fera partie des grands choix macroéconomiques de cette sortie de débat", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un débat avec des élus de la région Grand Est à l'Elysée.

"Est-ce qu'il faut aller plus vite ? Est-ce qu'il faut plus rapidement baisser la fiscalité quitte à accepter une certaine baisse de dépenses supplémentaire, des ajustements ? Mais est-ce que la baisse de la fiscalité devient une priorité et avec elle sa simplification ? Moi, je suis très ouvert à cela, plutôt favorable à aller en ce sens", a-t-il poursuivi.

Prudence

Emmanuel Macron a parallèlement invité à la prudence : "je pense qu'en même temps, quand on entend nos concitoyens, ils sont très attachés aux solidarités financées par l'impôt dans notre pays".

Interpellé sur la suppression en cours de la taxe d'habitation, il a déclaré qu'elle ne serait "pas remplacée par un autre impôt". "Ce qu'il faut faire, c'est trouver ensuite dans la durée une fiscalité qui sera donnée aux communes mais par transfert d'une fiscalité existante, pour qu'il puisse y avoir ce rattachement et cette part d'autonomie fiscale", a-t-il ajouté, en soulignant qu'un transfert des prélèvements sur le foncier aux communes pourrait avoir du sens.

La semaine dernière, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire était allé dans le même sens, s'opposant à toute augmentation des impôts et à une suppression de niches fiscales. "Vous me demandez quelle est la ligne rouge du ministre des Finances, elle est très claire : c'est l'augmentation des impôts ou la création de nouvelles taxes", a-t-il dit sur RTL en faisant valoir que la crise des "Gilets jaunes" était née d'une hausse de la fiscalité (sur la taxe carbone, NDLR).

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