Macron souhaite diviser par 2 le nombre de membres du Conseil économique et social

Macron souhaite diviser par 2 le nombre de membres du Conseil économique et social©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 31 janvier 2018 à 09h36

Il n'y a pas que le nombre de parlementaires qui devrait baisser ! Emmanuel Macron souhaite aussi que les membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE) soit divisé par près de deux, à la faveur d'une réforme de cette assemblée.

"Je souhaite que nous puissions faire du CESE le canal privilégié de la participation des Français à la décision publique et qu'il devienne ainsi la 'chambre du futur'", a expliqué le chef de l'Etat lors de ses voeux aux corps constitués.

Ligne directe

Ce denier a suggéré que le CESE puisse recevoir les pétitions des citoyens et qu'à partir de 500.000 signatures, par exemple, il puisse voter leur transmission au gouvernement et à l'Assemblée nationale pour un débat.

Les consultations gouvernementales sur les projets de loi en matières économiques, sociales et environnementales pourraient passer par le CESE, a-t-il ajouté, ce qui permettrait de supprimer de nombreuses commissions, et il pourrait organiser nombre de consultations publiques et lancer des expertises...

Dans le même temps, "je souhaite que nous puissions réduire à quasi la moitié le nombre de membres permanents et associés". Le CESE compte actuellement 233 membres, désignés pour un mandat de 5 ans, et 60 personnalités associées.

Economies en vue

Emmanuel Macron avait confirmé la semaine passée devant la Cour des comptes les objectifs financiers de son quinquennat... Il s'est à nouveau engagé à baisser de 3 points de produit intérieur brut la dépense publique et de 5 points la dette publique. Il a aussi rappelé son objectif d'abaisser les prélèvements obligatoires d'un point, lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour...

Après une réunion interministérielle le mois prochain, il sera rendu compte chaque semaine en conseil des ministres des actions pour transformer l'action publique, ministère par ministère, a-t-il précisé...

Fourmi ou cigale ?

Un peu avant cette intervention, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, avait quant à lui pressé le chef de l'Etat de se comporter comme la fourmi de la fable de La Fontaine et non comme la cigale, en soulignant que le redressement des comptes publics grâce à l'amélioration de la conjoncture économique "ne doit pas faire "illusion"...

Les comptes publics se sont améliorés en 2017 et la France devrait cette année sortir de la procédure européenne de déficit excessif, a-t-il souligné devant le chef de l'Etat, lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour.

Cependant, "les conditions à réunir pour atteindre les objectifs fixés par la loi de programmation sont nombreuses et loin d'être acquises", a-t-il dit. La Cour des comptes est vigilante, a-t-il ajouté car "les hypothèses d'économies doivent être affermies et se concrétiser".

Plus bas depuis 2008

Le déficit du budget de l'Etat s'est établi à 67,8 milliards d'euros en 2017, soit une amélioration de 1,3 milliard par rapport à 2016 qui le porte à un plus bas depuis 2008 et conforte l'objectif de retour du déficit public sous la barre européenne de 3% du PIB fin 2017.

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