Manger cinq fruits et légumes par jour peut coûter cher

Manger cinq fruits et légumes par jour peut coûter cher
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Boursier.com, publié le lundi 26 août 2019 à 19h29

Le prix des fruits a reculé depuis un an chez les vendeurs conventionnels et bio, tandis que celui des légumes a monté, selon une étude de l'association Familles rurales.

Consommer des fruits et des légumes coûte toujours cher... Familles rurales a publié lundi son 13ème observatoire des prix, qui montre qu'il reste très compliqué financièrement de respecter la recommandation de consommer "cinq fruits et légumes par jour et par personne".

L'association de consommateurs a mené une étude des prix du panier de huit fruits et huit légumes, sur quatre surfaces de vente. Bonne nouvelle concernant le prix des fruits (abricot, melon, fraise, poire...) : il a reculé de 4% dans les supermarchés classiques et même de 8% dans les enseignes bio entre 2018 et 2019. En revanche, le prix des légumes (aubergine, carotte, poivron, pomme de terre...) affiche une forte hausse : +10% en conventionnel et +2% en bio.

Fortes disparités

Familles rurales a observé de fortes disparités en fonction des surfaces de vente. Ainsi, le prix moyen d'un panier conventionnel est de 42,34 euros en hard-discount, de 51,33 euros en hyper/supermarché, et de 52,45 euros sur le marché. Le même panier acheté en magasin spécialisé bio coûte 90,79 euros. Le hard-discount reste la surface la plus compétitive sur les prix : 20% moins chère que les marchés et 18% de moins que les super/hypermarchés.

En 2019, pour manger cinq fruits et légumes frais/jour, une famille de quatre personnes (deux adultes et deux enfants) dépense entre 117 euros et 222 euros par mois. "L'injonction de 'manger sain' coûte entre 10 et 18% d'un SMIC net mensuel (1202.92 euros)", observe l'association, qui juge qu'il est "difficile dans ces conditions de consommer ces produits pour les petits budgets, mais pas impossible" - ainsi, "tout dépendra des produits choisis et de la surface de vente visitée".

Carton rouge

L'association profite de la publication de cet observatoire pour adresser un "carton rouge" au sujet des déchets. "Nos veilleurs constatent que 78% des produits bio vendus en hard-discounts et 57% de ceux vendus en hyper/supermarchés faisaient l'objet d'un suremballage : pommes en barquettes, fruit/légume vendu à l'unité sous plastique", regrette-t-elle. "Si la législation impose aux distributeurs d'assurer la traçabilité des produits biologiques et de procéder à une séparation dans l'espace ou dans le temps de produits biologiques et non biologique notamment pour éviter la tromperie du consommateur du fait de mélanges fortuits, bien d'autres techniques pourraient permettre cette distinction sans trahir l'esprit du cahier des charges bio", estime Familles rurales.

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