Masques : à Lyon, Gérard Collomb veut rendre le port obligatoire

Masques : à Lyon, Gérard Collomb veut rendre le port obligatoire
RER métro

Boursier.com, publié le jeudi 30 avril 2020 à 18h13

Du côté du gouvernement, il n'est "pas prévu" de rendre le port du masque obligatoire dans l'espace public à partir du 11 mai.

Les Français vont devoir s'équiper de masques "grand public" lavables ou jetables dans les prochains jours... Dans son discours très attendu sur le déconfinement, Edouard Philippe a annoncé que le masque serait obligatoire dans les transports, les collèges, et les commerces si les gérants l'exigent. De son côté, le conseil scientifique préconise le port systématique d'un masque dans les lieux recevant du public, dans son avis du 20 avril...

Le ministère de l'Intérieur a assuré à franceinfo jeudi qu'il n'est "pas prévu" de rendre le port du masque obligatoire dans l'espace public à partir du 11 mai. La mise au point intervient alors que plusieurs maires, dont celui de Lyon, souhaitent qu'il devienne obligatoire dans la rue.

Un arrêté pour suspendu à Sceaux

A Lyon, "ce sera une obligation de porter les masques dans la rue", a indiqué l'ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui compte sur le gouvernement pour imposer cette mesure sur l'espace public. Les édiles veulent publier un arrêté dans leur ville pour faire respecter la consigne... C'est aussi le point de vue adopté par le maire de Bordeaux Nicolas Florian, en tout cas "dans les lieux de grand passage".

Une idée déjà mise en oeuvre par le maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) Philippe Laurent. Il avait imposé le port du masque à ses administrés mais son arrêté a été suspendu par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise seulement deux jours plus tard.

Un décret ?

L'élu a choisi de faire appel et a réagi vendredi aux annonces du maire de Lyon. "Il faudrait que le gouvernement prenne un décret à l'échelle nationale pour obliger à ce port du masque dans l'ensemble de l'espace public, au moins dans un certain nombre de zones : on peut penser aux départements classés en rouge", a affirmé Philippe Laurent, également secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), au micro de franceinfo.

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