Masques : les prix vont encore baisser, assure Michel-Edouard Leclerc

Masques : les prix vont encore baisser, assure Michel-Edouard Leclerc©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 18 septembre 2020 à 13h54

"Les usines françaises de masques jetables ont été prioritairement réquisitionnées pour les hôpitaux. Donc on continue de les acheter en Chine", a indiqué le PDG du groupe Leclerc...

Il y a déjà eu une forte évolution sur le prix des masques, et ce n'est pas fini... Alors que cet équipement de protection est devenu obligatoire quasi partout en France, le prix des masques chirurgicaux "a déjà chuté" et "va encore baisser" dans la grande distribution, a assuré ce vendredi le PDG du groupe Leclerc Michel-Edouard Leclerc.

Pendant le confinement, "on a eu du mal à acheter des masques et quand on les a eus, on les a eus très chers, a-t-il expliqué au micro de 'franceinfo', rappelant qu'"à l'époque, le coût du fret aérien était très important, 1,1 million d'euros par avion contre 300.000 en temps normal".

"On les achetait donc à 50 ou 60 centimes l'unité, et on ne pouvait pas les vendre à perte. Ceux qu'on achète maintenant vont nous permettre de proposer des boîtes de 50, à 9 ou 10 euros", contre 12,90 euros à l'heure actuelle a-t-il ainsi indiqué.

"On continue de les acheter en Chine"

"Les usines françaises de masques jetables ont été prioritairement réquisitionnées pour les hôpitaux. Donc on continue de les acheter en Chine. C'est là que cela baisse le plus aujourd'hui", a précisé Michel-Edouard Leclerc.

Début août, le président des enseignes Intermarché et Netto Thierry Cotillard avait déjà prédit une baisse des prix dès la rentrée prochaine. "Les masques vont devenir un produit d'appel au même titre que le Coca-Cola ou le Nutella, toutes les enseignes s'apprêtent à faire des offres commerciales pour la rentrée", avait-il assuré dans un entretien au 'Journal du Dimanche'.

"Les gens ne veulent que du jetable"

Concernant les masques dits "grand public", ceux en tissu, le PDG du groupe Leclerc estime que la demande est plus faible que prévu. "Les Français n'achètent pas tellement de textile, ils restent sur les bras de la plupart des distributeurs" et "les gens ne veulent que du jetable", a-t-il noté.

Par ailleurs, Michel-Edouard Leclerc est revenu sur la prime de 1.000 euros promise aux salariés de "première ligne". Selon lui, la plupart des centres ont déjà versé la prime. Le PDG du groupe a également annoncé qu'il expliqué qu'il souhaite "faire encore plus" et verser pour cette année "25% du bénéfice avant impôt sous forme de primes" à ses salariés...

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