Moyens de paiement : la fraude reste "faible" et "maîtrisée", sauf pour les chèques

Moyens de paiement : la fraude reste "faible" et "maîtrisée", sauf pour les chèques
1 Français sur 5 à découvert chaque mois

Boursier.com, publié le mardi 22 septembre 2020 à 14h28

Selon un rapport de la Banque de France, le chèque est désormais "le moyen de paiement le plus fraudé tant en valeur absolue qu'en taux de fraude"...

Alors que le Covid-19 a eu un effet manifeste sur les habitudes des Français en matière de paiements, le niveau de fraude est resté "globalement maîtrisé sur l'ensemble des instruments de paiement" en 2019, a indiqué ce mardi la Banque de France dans son rapport annuel de l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement.

Le taux de fraude de la carte, qui est "de loin le moyen de paiement scriptural le plus utilisé et compte pour 60% du nombre d'opérations scripturales", reste stable et proche de son plus bas niveau historique, à 0,064%, détaille l'institution.

Les fraudes sur les opérations domestiques restent à des niveaux "très faibles" : 0,010% sur les transactions en point de vente et 0,028% sur les retraits. Pour les paiements sans contact, elles sont également "très faibles", à 0,019%, et celles sur les paiement à distance continuent de se replier pour la huitième année consécutive, à 0,170%, "du fait d'un recours plus fréquent à l'authentification forte du payeur", précise le rapport.

Le chèque est le moyen de paiement "le plus fraudé"

A l'inverse, le montant global de fraude du chèque, qui est de moins en moins utilisé et ne représente plus que 6% des transactions scripturales, augmente de 20% pour atteindre 540 millions d'euros, soit 46% de la fraude totale aux moyens de paiement scripturaux enregistrée par l'Observatoire.

Alors que son usage continue à se réduire de 9% par an, le taux de fraude sur le chèque poursuit sa progression pour s'établir à 0,066%, soit l'équivalent d'un euro de fraude pour 1.510 euros de paiement.

Cette progression continue fait désormais du chèque "le moyen de paiement le plus fraudé tant en valeur absolue qu'en taux de fraude", note l'institution, qui précise que l'Observatoire a d'ores et déjà engagé une étude sur les pistes de renforcement de la sécurité de ce moyen de paiement.

Le sans contact poursuit son ascension

Par ailleurs, le rapport de la Banque de France, qui s'est également intéressée aux impacts de la crise sanitaire sur les flux de paiement, a confirmé "une tendance à la dématérialisation et à la digitalisation des opérations". Si le paiement par chèque et les retraits d'espèces aux distributeurs sont les opérations qui accusent la baisse la plus significative durant le confinement (- 60% au mois d'avril 2020), les paiements sans contact et sur Internet ont poursuivi leur ascension.

Le déconfinement s'est traduit par une croissance "très forte du nombre de paiements sans contact (supérieure à 60% en volume et 120% en montant par rapport à 2019 à compter de juillet 2020), qui a bénéficié de façon concomitante de l'élévation du plafond de paiement via ce canal", ajoute le rapport. En effet, le plafond du paiement sans contact est passé de 30 à 50 euros dès le 11 mai.

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