Muriel Pénicaud souhaite que l'on puisse changer de métier quand on en a envie

Muriel Pénicaud souhaite que l'on puisse changer de métier quand on en a envie©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 25 septembre 2018 à 11h00

Invitée mardi matin sur RTL, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est revenue sur les propos du président de la République face à un jeune horticulteur qui cherchait du travail. Sans reprendre ses termes, elle a soutenu l'avis d'Emmanuel Macron face aux critiques que sa phrase avait suscitées.

Pouvoir changer de métier facilement

"Il faut d'abord connaître les métiers et il faut aller à l'agence Pôle emploi", a déclaré la ministre. Elle affirme que beaucoup de personnes ne choisissent pas forcément le métier qu'elles veulent faire aujourd'hui mais subissent la loi du marché.

Le souhait principal de Muriel Pénicaud est que chacun puisse faire ce qu'il souhaite, et même changer de domaine. "On n'est pas coincé à vie dans ce qu'on choisit", dit-elle, considérant que la loi pour l'avenir professionnel apportera les clés aux travailleurs pour changer de métier grâce à la formation.

Traverser la rue pour trouver un emploi

A l'occasion de l'ouverture de l'Elysée au public pour les Journées du patrimoine, Emmanuel Macron avait été filmé par les médias face à un jeune diplômé en horticulture de 25 ans, qui disait sa difficulté à trouver un travail. "Si vous êtes prêts et motivés, dans l'hôtellerie, le café, la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais, où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens", avait-t-il déclaré. "Honnêtement, hôtel, café, restaurant, je traverse la rue, je vous en trouve", avait poursuivi le président de la République, avant d'inviter le jeune homme à aller postuler dans le quartier du Montparnasse, à Paris.

L'opposition en colère, le gouvernement en soutien

Un échange qui avait suscité la colère de l'opposition. Ian Brossat, chef de file du Conseil national du Parti communiste français (PCF) pour les élections européennes, estimait que le chef de l'Etat avait fait preuve d'un grand mépris à l'égard des chômeurs : "Quand je pense qu'il y a encore quelques jours, on nous disait qu'Emmanuel Macron avait fait un virage social, le moins qu'on puisse dire c'est que ce virage social n'aura pas duré très longtemps et que les vieux réflexes reviennent à la surface très vite".

De son côté, l'exécutif s'était majoritairement rangé du côté du président de la République. "Le président de la République a eu raison de s'exprimer comme cela. S'il avait tenu un discours qui consiste à dire au monsieur: 'c'est terrible, donnez-moi votre CV, on vous rappelle', (...) il aurait fait de la langue de bois", avait déclaré Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, sur RTL quelques jours plus tard.

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