ND-des-Landes: les médiateurs rendent leur rapport au gouvernement

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 Un manifestant, favorable au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, défile à Nantes avec un masque représentant Emmanuel Macron, le 2 décembre 2017

Un manifestant, favorable au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, défile à Nantes avec un masque représentant Emmanuel Macron, le 2 décembre 2017

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© AFP, LOIC VENANCE
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AFP, publié le mercredi 13 décembre 2017 à 07h54

Les trois médiateurs chargés de sortir de l'impasse le dossier de Notre-Dame-des-Landes remettent mercredi leur rapport à Edouard Philippe, avant une "décision définitive" promise par Emmanuel Macron "au plus tard en janvier" sur la construction ou non de l'aéroport.

Après un peu plus de six mois de mission et 200 auditions, Gérard Feldzer, ancien pilote de ligne et proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, Michel Badré, ingénieur membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), et la préfète Anne Boquet sont attendus à Matignon à 11H30.

Faut-il réaménager l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de l'agglomération nantaise, ou le déménager sur les terres agricoles et les bois autour de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) à une vingtaine de kilomètres au nord? Le rapport ne devrait pas répondre de façon tranchée à la question, qui a empoisonné le quinquennat de François Hollande.

L'exécutif attend des médiateurs un éclairage "impartial et neutre", avant de prendre une décision forcément polémique sur un sujet qui déchaîne les passions au carrefour de l'aménagement du territoire, du transport et de l'environnement.

Las de l'indécision politique, "pro" comme "anti" en appellent au "courage" du président de la République sur ce projet né au milieu des années 1960 et déclaré d'utilité publique en 2008. Il est indispensable au développement économique du Grand Ouest pour ses partisans, néfaste pour l'environnement et gaspilleur d'argent public pour ses opposants.

"Une décision définitive sera prise au plus tard en janvier", a indiqué Emmanuel Macron mardi, quand Nicolas Hulot avait évoqué une décision "avant Noël".

Durant la campagne présidentielle, le candidat Macron s'était montré plutôt favorable au nouvel aéroport, soutenu par quelque 55% des habitants de Loire-Atlantique lors du référendum local de juin 2016.

"Je prendrai ma décision six mois après l'élection, mais avec malgré tout en tête que la concertation locale a donné un avis favorable. Donc il faudrait des éléments forts pour que nous y revenions", avait-il déclaré à l'époque.

- Evacuation des "zadistes" -

Les "pro", dont l'ancien Premier ministre socialiste et ex-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault et l'ex-président LR des Pays de la Loire Bruno Retailleau, se sont donné rendez-vous devant l'Assemblée nationale.

Quant aux "anti", plusieurs ONG environnementales ont appelé le gouvernement, dans une tribune sur Mediapart, à faire "un choix courageux" et une "première application concrète" du sommet pour le climat organisé mardi par le chef de l'Etat.

Le volet le plus sensible de la décision concerne l'évacuation de la "Zad", la vaste zone de bocage où doit se construire l'aéroport.

Si l'aéroport se construit, l'exécutif devra mobiliser des milliers de gendarmes pour évacuer les 200 à 300 zadistes qui se préparent depuis des mois à un affrontement violent avec les forces de l'ordre, ainsi que possiblement des milliers de militants venus en renfort. Des moyens très importants sont également à prévoir pour éviter de nouvelles occupations durant le chantier.

Même en cas d'abandon du projet, l'Etat prévoit de mettre fin à l'occupation illégale du site. Le dossier est suivi de près au ministère de l'Intérieur, où une réunion s'est tenue en début de semaine.

S'il est attendu sur ce volet d'ordre public, le rapport va également cadrer le débat sur le coût financier des deux options.

Des éléments contenus dans les annexes, qui ont fuité dans la presse, portent notamment sur le coût du réaménagement de l'aéroport existant pour permettre d'accueillir 9 millions de passagers à l'horizon 2040. 

La mission de médiation l'estime "entre 415 et 545 millions d'euros", soit beaucoup moins que le chiffrage réalisé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) en 2013 (825 millions), mais bien plus que celui avancé par les opposants au déménagement (175 millions d'euros).

Quant au projet de Notre-Dame-des-Landes, co-financé par le concessionnaire privé Vinci, et par l'Etat et six collectivités territoriales, il coûterait 561 millions d'euros (pour 4 millions de passagers) ou 992 millions d'euros (pour 9 millions de passagers), hors desserte.

Reste également l'inconnue de l'indemnisation versée à Vinci en cas d'abandon de Notre-Dame-des-Landes. Jamais chiffrée par l'Etat et le concessionnaire, elle est évaluée à 150 à 200 millions d'euros par les opposants. 

 
268 commentaires - ND-des-Landes: les médiateurs rendent leur rapport au gouvernement
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    bachi -

    Oui non cela fera un tollé ! très difficile à appliquer. Mon avis serait de laisser les terres agricoles et la forêt.
    Regardez les autres villes, les aéroports sont à l'extrémité des villes et les avions passent au dessus des têtes !

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    nona1 -

    Aucune objectivité dans cette affaire. Aucune instance, aucun gouvernement n'ont eu le courage d'affirmer clairement l'intérêt ou le désintérêt pour une solution ou une autre. Même aujourd'hui, à la présentation de ce rapport, la question reste ENTIERE!!!!!!!!!!!!!!!!! Un point partout pratiquement, la balle au centre!!!!!!!!!
    Le nerf de la guerre, toujours le même.............. Mais QUAND leur cerveau de tiroir caisse cessera-t-il de fonctionner au profit du bons sens?????????????????

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    phil61 -

    Pour bien connaitre l'aéroport de Nantes, faible fréquentation et une exploitation réduite bien en déca de ses capacités d'accueil, construire un aéroport dont personne ne veut à l'exception de M Ayrault, peut être pour voir son nom sur une plaque, la France à toujours été et restera un Royauté, il faut absolument marquer son passage.... serait une grossière et onéreuse erreur pour la région, voir au delà, mais aussi contre l'écologie que prône M Macron, posez vous la question de qui à voté au référendum en faveur du " oui " , les habitants proches de l'aéroport actuel, ce qui serait compréhensible ou ceux loin de tous ces désagréments que poses un aéroport et donc non concernés?
    Pour exemple, les aéroports de Roissy et Orly qui à l'époque étaient construits loin de toutes zones habitées sont devenues avec le temps passant, des zones à fortes urbanisation, ADP qui supervise ces aéroports se voit attaqué de par et d'autres par cette même population qui voulait ces aéroports mais qui depuis dénoncent le bruit, la pollution, l'augmentation du trafic routier, réclamant des dédommagements pour toutes ces nuisances à leur vie privée, fini l'apéro et BBQ sur la terrasse, il faut bien se rendre à l'évidence que la proximité d'un aéroport peut très vite devenir un cauchemar, posez vous bien cette question, et pour ceux qui dénoncent les actes de ses " rebelles " anti aéroport qui se battent pour votre tranquillité de demain, la préservation de votre belle région, vos terres, votre environnement et autres, seront certainement remerciés pour avoir menés ce combat.

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    plomplom -

    Si notre président veut vraiment lutter contre le réchauffement climatique il doit dire simplement non à ce projet farfelu car seul la nature peut nous aider pour le climat. Donc détruire des centaines d'hectares de nature pour mettre du béton à la place, c'est tout à fait irresponsable. Les politiques AYRAUT en tête, à part l'intérêt du pognon, ont-ils la faculté de réfléchir et de penser aux générations futures.

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    KAPOUSTA -

    pour notre dame des landosse vous faite une ligne de partages EST/Ouest qui traverse Nantes un truc super ,
    d'abords au sud de cette ligne vous avez les quartiers populeux des sens dents, plus bas vous avez les zones industriels avec tous ce bas peuples de travailleurs et les diverses polutions, puis le vieux truc d'aéroports vieillot
    Puis au nord de cette ligne de partages, vous avez le quartier bourgeois avec cette bobocrattie, puis plus vous montes au nord les quartiers de belles villas et les zones hautement résidentiels , qui tous ne veulent plus descendre au sud traversez les quartiers populeux , il veulent un aéropoports de richards, de pognontifers pour leurs culs fragiles pour leurs super EGOS , voila c'est toute l'histoire

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