ND-des-Landes : une réponse au plus tard en janvier, promet Macron

ND-des-Landes : une réponse au plus tard en janvier, promet Macron©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 12 décembre 2017 à 20h59

Matignon avait déjà prévenu qu'il faudrait encore patienter pour en savoir plus sur l'avenir du projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes... Emmanuel Macron a pris la parole dans 'Le Monde' ce mardi pour annoncer que le gouvernement français ferait "au plus tard en janvier" un choix définitif dans ce dossier très controversé.

"Quelle que soit la décision que nous prendrons à propos de Notre-Dame-des-Landes, ce projet doit doter le Grand Ouest d'une structure qui lui permette d'être relié au reste de l'Europe", a déclaré le président français dans son interview au quotidien. "Une mission a été commandée comme je m'y étais engagé, et rendra son rapport le 13 décembre. Le premier ministre et les ministres concernés demanderont des compléments s'il y a lieu, et une décision définitive sera prise au plus tard en janvier."

Casse-tête

Un tout dernier rapport d'experts sur le sujet doit en effet être remis mercredi au Premier ministre Edouard Philippe. De son côté, Emmanuel Macron évoque la nécessité de prendre en compte "les intérêts climatiques" mais aussi "les aspects démocratiques et économiques", en allusion, notamment, au référendum local qui avait approuvé le transfert de l'actuel aéroport de Nantes en 2016. Autre casse-tête dans ce dossier : les lourdes indemnités qui seraient dues à Vinci , constructeur de l'équipement, en cas d'abandon du projet.

"Je ne préempte pas la décision à ce stade, mais il faut regarder le pour et le contre de toutes les options possibles. La mission mettra en évidence le fait que le débat autour de Notre-Dame-des-Landes s'est polarisé autour d'une information insuffisante", ajoute le président français.

Responsabilités

Si elle était décidée, l'évacuation du site de 1.600 hectares occupé par les opposants s'annonce à haut risque. Une première tentative d'évacuation du site avait échoué en 2012. Le projet fait débat, y compris au sein du gouvernement. Opposant déclaré au projet, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a pour sa part dit qu'il prendrait ses "responsabilités" en fonction du contenu du rapport et de la décision qui sera prise. Il avait promis une décision avant les fêtes, mais cette annonce ne sera donc pas tenue.

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