Négociation sur le chômage : le Medef et la CGPME suspendent leur participation

Négociation sur le chômage : le Medef et la CGPME suspendent leur participation
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Boursier.com, publié le lundi 28 janvier 2019 à 14h35

Emmanuel Macron a déclaré jeudi qu'il était déterminé à mettre en place un bonus-malus pour limiter le recours aux contrats courts, ce qui ne passe pas du tout du coté des patrons.

C'est le système de bonus-malus destiné à limiter les contrats courts dans les entreprises qui pose problème... Le Medef et la CPME ont annoncé lundi suspendre leur participation à la négociation sur l'assurance-chômage dans l'attente d'une clarification du gouvernement sur ce sujet.

"Le président de la République vient d'intervenir publiquement, semblant indiquer que le bonus-malus se mettra en place, et ce quel que soit le résultat de la négociation", déclare le Medef dans un communiqué.

Eviter la multiplication des intérimaires

Emmanuel Macron a déclaré jeudi qu'il était déterminé à mettre en place un bonus-malus pour limiter le recours aux contrats courts, passant notamment par des pénalités pour "ceux qui multiplient les intérimaires".

"Dans ces conditions, le Medef constate qu'il n'est pas en situation de poursuivre la négociation sans une clarification préalable du gouvernement sur la suite qui serait donnée à un accord entre partenaires sociaux", ajoute l'organisation patronale.

Nouvelle forme

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) annonce également lundi la suspension de sa participation aux négociations, expliquant qu'elle "se refuse à cautionner une nouvelle forme de taxation des entreprises qui créent des emplois".

Lors de ses voeux aux acteurs économiques, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a déclaré lundi qu'Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe avaient "indiqué à plusieurs reprises que nous laissons la main aux partenaires sociaux et si les partenaires sociaux n'arrivaient pas à trouver un accord, c'est l'Etat qui devrait prendre la main et prendre ses responsabilités".

"Ce qui compte à mes yeux, en tant que ministre de l'Economie, c'est que cette réforme de l'assurance chômage ait lieu en 2019 (...) pour avoir plus de justice dans l'indemnisation du chômage et plus d'efficacité et inciter plus pour le retour a l'emploi".

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