Nokia: lancement d'une pétition en ligne pour demander à Macron d'agir

Nokia: lancement d'une pétition en ligne pour demander à Macron d'agir
Sur le site de Nokia à Lannion, dans les Côtes-d'Armor, le 19 octobre 2020

AFP, publié le vendredi 06 novembre 2020 à 12h07

L'intersyndicale (CFDT, CGT, CFE-CGC, CFTC) de Nokia a annoncé vendredi le lancement d'une pétition en ligne "appelant le président de la République à agir pour la suspension du plan de licenciements" qui prévoit la suppression de 986 postes sur le territoire national.

"Nous appelons le Président de la République à agir pour obtenir la suspension du plan de licenciements de Nokia, construire des alternatives avec la convocation d'une table ronde entre les pouvoirs publics, les salariés de Nokia et tous les acteurs intéressés pour ancrer une filière industrielle de réseaux Télécom en France et en Europe", expliquent les syndicats dans un communiqué, à l'issue d'un point de situation en ligne destiné à la presse.

Cette pétition vise aussi, ajoutent-ils, à "exiger des contreparties aux aides publiques en matière d'investissement et d'emploi et à diminuer l'empreinte carbone en localisant les emplois et moyens recherche et développement dans les pays bas-carbone dont la France".

L'équipementier Télécom qui prévoyait la suppression de 1.233 postes en juin à Lannion (Côtes-d'Armor) et Nozay (Essonne), a fait de nouvelles propositions le 23 octobre réduisant temporairement l'impact de son plan social. 250 postes pourraient être préservés au total et 112 nouveaux postes créés dans un centre de cybersécurité à Lannion.

Pour les syndicats, "on est loin du compte" puisque 986 postes restent menacés, soit un tiers de ses effectifs en France. 

En outre, "les emplois supprimés seraient délocalisés essentiellement en Pologne et en Inde, mais aussi en Finlande et aux États-Unis", une "catastrophe sociale" et une "trahison des engagements de Nokia lors du rachat d'Alcatel-Lucent en 2016", selon les syndicats. 

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