Notre-Dame-des-Landes : José Bové a un plan !

Notre-Dame-des-Landes : José Bové a un plan !
José Bové,

Boursier.com, publié le vendredi 05 janvier 2018 à 12h11

Alors que le Premier ministre français, Edouard Philippe, consulte actuellement les élus locaux avant une décision, prévue d'ici la fin du mois, sur la construction ou non d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le scénario d'un réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes semble plus que jamais tenir la corde... En attendant, sénateurs et députés de Loire-Atlantique seront reçus à Matignon jusqu'à la semaine prochaine, ainsi que les maires et présidents d'intercommunalités concernés par le projet d'aéroport du Grand-Ouest.

L'entourage d'Emmanuel Macron a toutefois fermement démenti auprès de l'agence Reuters qu'une décision ait déjà été prise. Seule certitude, la ZAD devra être remise à plat...

José Bové en soutien

Interrogé sur Europe1, le député européen José Bové dit participer à l'élaboration d'un projet inspiré sur celui utilisé sur le plateau du Larzac au début des années 80...

Soutenu par le ministre Nicolas Hulot, il plaide pour une solution négociée qui permette aux agriculteurs de la ZAD de conserver leur activité : "Je pense que si cette idée est en train d'être reprise, c'est qu'il faut sortir de l'expropriation, c'est-à-dire remettre à plat la situation foncière", a expliqué José Bové. "Ensuite, en fonction de ce qui reste à l'Etat, on met en place une structure qui permet de gérer l'usage du foncier et des bâtiments qui existent, comme cela a été fait dans le Larzac avec la société civile des terres du Larzac qui a été créée"... "Tous ceux qui sont engagés sur les projets, et c'est la très grande majorité, vont s'inscrire dans le processus", selon José Bové.

"Je participe de toutes les manières que je peux pour aider à une solution si le projet ne se fait pas. J'essaye de contribuer avec l'exemple qu'on a eu sur le Larzac pour donner des outils nécessaires"... "Il ne peut pas y avoir de gagnant et de perdant au sens militaire du terme, ça n'a pas de sens" a conclu José Bové.

Décision difficile

"Quelle que soit la décision que nous prendrons, ce sera une décision difficile (...) et il y aura une composante d'ordre public", a estimé cette semaine Edouard Philippe, en référence à la zone à défendre (ZAD) occupée par 200 à 300 "zadistes" à Notre-Dame-des-Landes. "Nous le ferons sérieusement, en le préparant avec les forces de l'ordre".

Vieux de plusieurs dizaines d'années, ce projet d'aéroport, contesté par des militants dont certains sont installés sur le site, a été validé par un référendum local. Un rapport remis au gouvernement en décembre a toutefois ouvert une seconde piste, celle d'un réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes.

Selon un sondage Odoxa réalisé avec Dentsu Consulting pour France Info et 'Le Figaro', 56% des Français se déclarent favorables au recours à la force si nécessaire pour déloger les zadistes, contre 43% qui y sont opposés...

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