Notre-Dame-des-Landes : Les Français soutiennent la décision du gouvernement

Notre-Dame-des-Landes : Les Français soutiennent la décision du gouvernement©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 19 janvier 2018 à 05h01

Il n'y aura pas de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mais un réaménagement du terrain d'aviation de Nantes... Cette décision du gouvernement qui a été prise mercredi est plébiscitée par une large majorité de Français qui approuve le choix du gouvernement si l'on en croit plusieurs sondages.

Les Français saluent surtout la capacité du gouvernement à trancher un dossier qui traînait depuis trop longtemps, depuis une cinquantaine d'années...

Trio gagnant

Trois sondages publiés dans la foulée de l'annonce par le Premier ministre de l'abandon du projet d'aéroport, assorti d'une évacuation progressive de la zone occupée par les opposants, donnent raison à l'exécutif... Menées auprès d'un millier de personnes chacune, les enquêtes Elabe, Odoxa-Dentsu Consulting et Harris interactive pointent respectivement sur 74%, 76% et 78% de Français de satisfaits.

Dans le sondage Elabe réalisé pour le compte de BFMTV, 48% des personnes interrogées jugent que le gouvernement a fait preuve de courage. Une proportion qui monte à 56% dans l'enquête Oxoda-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro.

L'opposition vent debout !

Côté opposition, le son de cloche est très différent : "Ce n'est pas une décision de courage, c'est une décision de lâcheté", a estimé sur LCP Eric Woerth, président LR de la Commission des finances de l'Assemblée nationale. "L'Etat capitule devant des hordes de voyous", a surenchéri Christian Jacob sur Europe 1, le président du groupe LR au Palais-Bourbon...

La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a quant à elle dénoncé devant la presse un "mauvais coup porté au Grand Ouest" et "un déni de démocratie", alors qu'un référendum local avait approuvé la construction de l'aéroport en juin 2016...

"Trahison"

Pour le président socialiste du Conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet,  il s'agit même d'une "trahison", tandis que pour Bruno Retailleau, sénateur Les Républicains de Vendée, "c'est une décision qui va marquer un tournant dans le quinquennat d'Emmanuel Macron"..."Il cède à la violence, c'est une capitulation en rase campagne, c'est la victoire de la violence sur la démocratie !".

Ce territoire qualifié de "zone de non-droit" par Edouard Philippe sera déblayé par les forces de l'ordre et l'armée, déployées sur place.  "Les éléments les plus radicaux" seront évacués, a confirmé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb...

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