Nouvelle phase dans la vaccination en France et embouteillage pour les inscriptions

Nouvelle phase dans la vaccination en France et embouteillage pour les inscriptions
Vaccin Covid-19, coronavirus, vaccination.

Boursier.com, publié le lundi 18 janvier 2021 à 10h16

Début de la vaccination des plus de 75 ans et des personnes à haut-risque, mais l'organisation patine et suscite de vives critiques.

La campagne de vaccination contre le Covid-19 s'ouvre ce lundi aux personnes âgées de plus de 75 ans qui ne vivent pas en maison de retraite, soit environ 5 millions de personnes, après avoir été réservée aux résidents d'Ehpad et aux soignants. Environ 800.000 personnes qui présentent des pathologies à "haut risque", comme des insuffisances rénales chroniques ou des cancers sous traitement sont également concernées par cette nouvelle phase.

Problème : les demandes de rendez-vous subissent un embouteillage, avec plus d'un million de rendez-vous déjà pris, mais tous les seniors n'ont pas pu s'inscrire en fin de semaine dernière. Un problème que reconnaît le gouvernement, toujours au centre des critiques.

Des doses pour tout le monde

"Cette organisation logistique, elle fonctionne. A terme il y aura des doses pour tout le monde. Toutes les personnes qui souhaitent être vaccinées pourront être vaccinées mais je redis ce que nous avons expliqué semaine après semaine : tout le monde ne peut pas être vacciné en un jour ou une semaine, non pas parce que la logistique ne suivrait pas mais parce que l'enjeu c'est d'avoir suffisamment de doses pour vacciner tous les Français", a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran, en visite à Grenoble lundi matin.

"Nous avons de quoi vacciner 2,4 millions de Français d'ici la fin du mois de février et peut-être 4 millions, si d'autres vaccins que nous avons commandés venaient à être homologués", a-t-il expliqué. De son côté, le porte-parole du gouvernement a évoqué l'objectif de 15 millions de Français vaccinés d'ici l'été, sur France 2.

A ce jour, un peu plus de 420 000 personnes ont déjà reçu leur première injection.

Moins de doses Pfizer que prévu

Mais d'autres problèmes apparaissent. La France recevra cette semaine 140.000 doses de vaccins Pfizer contre le COVID-19 de moins que ce qui était prévu, a déclaré lundi la ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher sur CNEWS.

"Nous aurons une baisse de 140.000 doses la semaine prochaine puis 500.000 livraisons chaque semaine", a-t-elle dit. "Pfizer nous garantit quelque chose de quasiment indolore", a poursuivi la ministre. "Je suis rassurée mais vigilante. (...) Nous rattraperons à la fin du premier trimestre le retard de cette semaine."

Ralentissement

Pfizer a annoncé vendredi un ralentissement temporaire de la production et des livraisons de ses vaccins contre le COVID-19 afin de modifier le processus de façon à l'accélérer ensuite, suscitant l'inquiétude de nombreux Etats membres de l'Union européenne.

Après avoir assuré que les livraisons se déroulaient "selon le calendrier convenu", Pfizer a reconnu qu'il y aurait un impact temporaire sur les expéditions de fin janvier à début février en raison des modifications apportées aux processus de fabrication pour stimuler la production.

Pfizer, qui doit livrer des millions de doses à un rythme effréné pour enrayer la pandémie qui a déjà fait près de deux millions de morts, a promis que les modifications du processus de fabrication "entraîneraient une augmentation significative des doses fin février et mars".

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