Paris : Griveaux tacle Hidalgo à propos des voies sur berges

Paris : Griveaux tacle Hidalgo à propos des voies sur berges©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 06 mars 2018 à 12h37

Anne Hidalgo l'a répété ces dernières heures, Emmanuel Macron la soutient dans sa volonté de fermer les voies sur berges à Paris... Le porte-parole du gouvernement aussi, même s'il s'est permis mardi de tacler les méthodes de la maire de Paris dans ce dossier délicat. La décision a en effet fait l'objet d'une annulation de la part du tribunal administratif de Paris.

Benjamin Griveaux a assuré mardi sur RMC et BFMTV approuver ce choix de restreindre la circulation automobile à Paris. Il regrette néanmoins le manque de consultation des départements la région parisienne. "Je ne soutiens pas la méthode qui a été retenue, à savoir que quand vous arrêtez la circulation sur un axe important dans le coeur de Paris, vous devez le faire en bonne intelligence avec le Val-de-Marne, avec les Hauts-de-Seine, avec la Seine-Saint-Denis", a-t-il expliqué.

Critiques

"Ça n'a pas été suffisamment préparé", a poursuivi Benjamin Griveaux. "Parce que ça veut dire réfléchir à des parkings-relais, à des voies dédiées, à des transports partagés. Paris, ça doit se penser en dehors des frontières du périphérique. C'est aussi ça une ville moderne". Ces critiques sont très proches de celles de Valérie Pécresse, la présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, qui propose de réinstaller provisoirement une voie de circulation sur les berges de la rive droite.

Détail qui a son importance : Benjamin Grivaux, proche d'Emmanuel Macron, a été élu en juin dernier député de la 5e circonscription de Paris et est cité pour briguer la mairie de la capitale aux municipales de 2020, en vue desquelles Anne Hidalgo a elle-même commencé à défendre son bilan.

Passage en force

Anne Hidalgo a annoncé dans une interview à 'Libération' qu'elle comptait passer outre l'annulation par le tribunal administratif de la fermeture à la circulation automobile des voies sur la rive droite de la Seine. Le tribunal administratif de Paris, saisi par la droite régionale et parisienne, avait retoqué le 21 février cette décision emblématique du mandat de l'élue socialiste.

La maire socialiste annonce également son intention de faire appel de la décision du tribunal administratif et assure que le préfet de police de Paris, comme l'Elysée, sont convaincus qu'il ne faut pas rouvrir les berges à la circulation automobile. Cet appel n'est pas suspensif, et la décision devrait tomber d'ici un an, estime encore l'élue.

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