Paris regrette la quatorzaine imposée par Londres, une "réciprocité" en vue

Paris regrette la quatorzaine imposée par Londres, une "réciprocité" en vue©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 14 août 2020 à 10h28

En réimposant une quatorzaine aux voyageurs de retour ou en provenance de France, Londres frappe une des destinations estivales préférées des Britanniques.

Le Royaume-Uni va imposer une quarantaine de 14 jours aux personnes arrivant de France. La mesure, qui entrera en vigueur samedi, s'appliquera aussi aux voyageurs en provenance des Pays-Bas, a précisé Grant Shapps. Sont également concernés Monaco, Malte et les îles d'Aruba et de Turks et Caicos.

Paris a regretté la décision britannique et imposera une mesure similaire au nom de la règle de réciprocité, a déclaré jeudi soir le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune. En réimposant une quatorzaine aux voyageurs de retour ou en provenance de France, Londres frappe une des destinations estivales préférées des Britanniques.

Quelque 10,3 millions d'entre eux s'y sont rendus l'an dernier, faisant de l'Hexagone leur deuxième destination préférée après l'Espagne. Parallèlement, quelque 3,5 millions de visiteurs venus de France se rendent chaque année au Royaume-Uni. Seuls les Américains sont plus nombreux.

160.000 vacanciers britanniques touchés

Quelque 160.000 vacanciers britanniques en France devraient être affectés par ces mesures, a estimé vendredi le ministre britannique des Transports mais il a exclu de leur offrir une assistance spécifique, estimant que ces voyageurs connaissaient les risques qu'ils prenaient.

Grant Shapps a annoncé jeudi soir que les personnes de retour de France à compter de samedi à 4 heures du matin seraient contraintes à une période d'isolement de 14 jours afin de minimiser les risques de contamination au nouveau coronavirus.

Ils sont partis "en toute connaissance de cause"

Interrogé vendredi par la BBC, le ministre des Transports a dit comprendre le désarroi des voyageurs concernés mais il a ajouté qu'ils ne devaient pas être totalement surpris par cette mesure. "Cette année, les gens qui sont partis savaient qu'il y avait un risque important, et pour cette raison, ils sont partis en toute connaissance de cause", a-t-il dit.

"C'est une situation qui évolue sans cesse et je pense que personne ne souhaite (...) que nous fassions autre chose que protéger la santé publique", a ajouté Grant Shapps sur Sky News. "Cela signifie que lorsque nous observons des pays passer un certain seuil de cas de contamination (...), nous n'avons pas d'autre choix que d'agir."

Avec 2.669 nouvelles contaminations en 24 heures, les chiffres publiés jeudi par l'agence Santé publique France (SPF) ont montré que la progression du coronavirus en France était au plus haut depuis la fin du confinement.

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