Patrick Drahi va contrôler 92% du capital d'Altice Europe

Patrick Drahi va contrôler 92% du capital d'Altice Europe
Le fondateur d'Altice Patrick Drahi à Paris, le 9 octobre 2018, lors de l'inauguration du campus d'Altice

AFP, publié le vendredi 22 janvier 2021 à 09h32

Le milliardaire Patrick Drahi, fondateur et actionnaire majoritaire d'Altice Europe (SFR, RMC, BFMTV...), va détenir 92,02% du capital du groupe à l'issue de l'opération de rachat d'actions qu'il avait lancée, dans l'objectif de retirer le titre de la Bourse. 

"Environ 90,89% des actions qui n'étaient pas encore détenues par l'acheteur ont été remises" lors de cette opération, pour un montant de 3,1 milliards d'euros, indique vendredi Altice Europe dans un communiqué.

Le paiement des actions, vendues au prix unitaire de 5,35 euros, interviendra le 26 janvier, ce qui permettra de retirer dans la foulée le titre d'Altice Europe de la Bourse d'Amsterdam, où il était jusqu'à présent coté.

Cette opération permet à M. Drahi de contrôler "95,11% des actions cotées et environ 92,02% du capital total d'Altice Europe", précise le document.

Un temps contesté par certains actionnaires minoritaires, M. Drahi, qui détenait auparavant 77,6% du capital du groupe, avait réussi fin décembre à rallier plusieurs fonds d'investissements en relevant le prix de son offre de 4,11 à 5,35 euros par titre.

Lancée officiellement fin novembre, l'opération, approuvée par le conseil d'administration de l'entreprise et validée par le régulateur financier, s'est achevée le 21 janvier.

Elle doit permettre au groupe de mettre en place plus facilement sa stratégie et de mieux se concentrer sur des objectifs de long terme, sans avoir ses performances trimestrielles scrutées par les marchés, avait expliqué le dirigeant.

"Ne plus être sous le regard quotidien des marchés financiers va lui enlever certainement une forme de pression et de contrainte d'immédiateté pour la gestion de son activité. Cela va lui donner certainement un petit peu plus de latitude notamment pour gérer sa dette et ses projets stratégiques", avait indiqué à l'AFP Thomas Coudry, analyste télécoms de Bryan, Garnier & Co.

La dette d'Altice, dont les activités européennes et américaines ont été séparées en 2018, a longtemps inquiété les marchés. Celle d'Altice Europe, gonflée par des acquisitions successives, s'affichait à 28,5 milliards d'euros à fin septembre.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.