Pétrole: le sommet de l'Opep+ reprend, la production de février en débat

Pétrole: le sommet de l'Opep+ reprend, la production de février en débat
Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires reprennent mardi à 14H30 GMT leurs discussions arrêtées la veille

AFP, publié le mardi 05 janvier 2021 à 11h40

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires reprennent mardi à 14H30 GMT leurs discussions arrêtées la veille afin de trouver un compromis sur leur niveau de production d'or noir du mois de février.

Les vingt-trois membres de l'Opep+, qui échangent par visioconférence, ne sont pas parvenus lundi lors de leur premier sommet ministériel de l'année à trouver un accord, partagés entre une approche prudente, qui passe par le maintien en l'état des coupes actuelles, et la tentation de réinjecter jusqu'à 500.000 barils quotidiens sur le marché le mois prochain.

Ces deux lignes sont incarnées par les deux poids lourds de l'accord: l'Arabie saoudite d'un côté, chef de file du cartel, la Russie de l'autre, qui emmène les alliés.

L'objectif pour le club de producteurs réunis sous la bannière de l'Opep+, dont la fréquence de rendez-vous s'est accélérée sous l'effet de la crise sanitaire, consiste à ajuster l'offre d'or noir à une demande dont la reprise est incertaine, avec en ligne de mire le soutien des prix du brut.

Le dernier cycle de réunions, entre le 30 novembre et le 3 décembre, avait "ouvert la voie à un retour progressif de 2 millions de barils par jour sur le marché au cours des prochains mois, les pays participants se tenant prêts à ajuster ces niveaux en fonction des conditions et de l'évolution du marché", a rappelé dimanche le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo.

Cette stratégie s'était traduite par un premier palier de 500.000 barils quotidiens supplémentaires en janvier et par une promesse de rendez-vous du groupe chaque début de mois afin de statuer sur le volume de production pour le mois suivant.


Coutumier de dissensions internes, le club de producteurs fait désormais face à la difficulté d'intégrer dans son approche une pandémie qui continue à s'étendre et le démarrage de campagnes de vaccination, poussif à certains endroits.

Les deux contrats de référence du brut, cotés à New York et Londres et très sensibles aux décisions de l'alliance, évoluaient proches de l'équilibre en début de séance européenne mardi, autour de 50 dollars le baril.

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