Philippe Martinez invite Emmanuel Macron à "descendre de son piédestal"

Philippe Martinez invite Emmanuel Macron à "descendre de son piédestal"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 11 avril 2018 à 15h11

Comment sortir du conflit à la SNCF, qui a démarré la semaine dernière, et qui pourrait durer jusqu'à la fin du mois de juin voire plus tard, alors que les discussions n'avancent pas entre les syndicats et le gouvernement ? '"Macron doit descendre de son piédestal et écouter un peu plus cette France qui n'est pas contente", assène Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, dans une interview accordée mercredi au 'Monde'.

"Tant que le gouvernement refuse et on n'est pas les seuls à le dire d'avoir une vraie discussion, ce n'est pas de nature à ce que le conflit cesse", poursuit-il, à propos de la mobilisation à la SNCF.

"Une grève dans les transports n'est jamais populaire"

Interrogé sur le soutien des Français à cette grève, il estime que "l'opinion a évolué. On est parti de très bas. Une grève dans les transports n'est jamais populaire". "Il y a une forme de lutte qui prévoit d'aller jusqu'en juin. Après, cela peut s'arranger très vite. Quand on discute des vrais problèmes avec des usagers, ils ne sont pas contents parce que c'est difficile d'aller au boulot ou en vacances, mais ils écoutent", poursuit-il.

La méthode employée par la CGT pour faire reculer le gouvernement sur le terrain social est "similaire" à celle qui a abouti à Mai-68, a déclaré le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, dans une interview au Monde publiée mercredi.

Mécontentement

"Mai-68 reste une référence pour ce que l'on est en train de construire", déclare-t-il, tout en reconnaissant qu'il n'est pas possible de comparer les deux périodes. "On est toujours sur l'idée de partir des réalités des salariés et de les faire converger. En ce sens, la démarche est similaire."

Depuis plusieurs semaines, des mécontentements s'expriment à la SNCF, dans la fonction publique ou dans les universités face aux projets de réforme de l'exécutif, suscitant l'espoir d'une partie de la gauche de voir se reproduire les événements dont on célèbre cette année le 50e anniversaire.

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