Plan de relance : la CGT souhaite un contrôle des aides accordées aux entreprises

Plan de relance : la CGT souhaite un contrôle des aides accordées aux entreprises©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 26 août 2020 à 14h08

La CGT souhaite non pas un plan de relance, mais un "plan de rupture" avec les aides aux entreprises, a indiqué Philippe Martinez...

Un plan qui sent "le réchauffé"... Alors que le gouvernement doit présenter le plan de relance le 3 septembre prochain, la CGT est montée au créneau pour réclamer un meilleur contrôle des aides versées aux entreprises, qui se sont surtout traduites par des suppressions d'emplois, a estimé Philippe Martinez ce mercredi sur 'franceinfo'.

Selon le dirigeant syndical, le plan de relance de 100 milliards d'euros, "c'est la continuité de ce qui a déjà été fait". "C'est un plan de continuité des aides aux entreprises, des exonérations de cotisation, des suppressions d'impôts pour les entreprises". Mais jusqu'à présent, "on a donné des milliards aux grands groupes pour supprimer des emplois", a-t-il souligné, pointant notamment les secteurs de l'aéronautique et de l'automobile.

"Si c'est pour investir, moderniser les entreprises, passer cette période et ne pas renvoyer des salariés au chômage, supprimer la précarité, oui... Mais pour l'instant c'est les mêmes méthodes", a regretté le secrétaire général de la CGT, avant de plaider : "On a besoin de contrôler les aides qu'on donne aux entreprises".

La CGT plaide pour "un plan de rupture"

"Et nous on dit : et pour les salariés ?", a ajouté Philippe Martinez. "On a applaudi ceux qu'on appelait les 'premiers de corvée', le personnel soignant mais aussi les autres, les caissières dans les magasins, les agents de sécurité. Eux, bien qu'on ait reconnu qu'ils étaient très importants pour l'économie française, ils sont toujours payés comme en février", a-t-il fait remarquer.

Selon le dirigeant syndical, la CGT souhaite non pas un plan de relance, avec des "politiques qui ont consisté à culpabiliser les salariés", mais un "plan de rupture", qui doit notamment passer par des augmentations de salaire.

Journée de mobilisation le 17 septembre

"Est-ce qu'on n'aurait pas pu utiliser ces aides-là autrement ? Pour former les salariés, pour investir ?", a interrogé Philippe Martinez, dont la centrale appelle à une "puissante" journée d'actions et de grève dans l'ensemble des secteurs le 17 septembre prochain.

"Il faut une augmentation du Smic, tous ceux qu'on a applaudi sont payés comme avant et pourtant ils sont essentiels", a-t-il poursuivi. "Il y a la question de la réduction du temps de travail. Il y a les investissements à faire. Il y a besoin de renforcer les services publics, renforcer le personnel dans les hôpitaux donc il a besoin de créer des emplois. Il y a besoin de contrôler les aides qu'on donne aux entreprises", a-t-il ajouté...

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