Plus d'1 patron sur 5 envisage des licenciements dans les prochains mois

Plus d'1 patron sur 5 envisage des licenciements dans les prochains mois©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 21 mai 2020 à 10h54

Les secteurs du marketing-communication et de l'événementiel seraient les plus concernés par ces plans sociaux, selon une enquête de StaffMe.

Si pour l'heure la chute d'activité due à la pandémie de coronavirus n'a pas fait bondir le nombre de licenciements en France, notamment grâce aux mesures de soutien du gouvernement (prêt garanti, reports de charges, chômage partiel pour 12,4 millions de salariés...), l'avenir risque d'être plus sombre dans les mois à venir.

C'est du moins ce que révèlent les résultats d'une enquête de StaffMe, start-up spécialisée dans la mise en relation entre entreprises et indépendants. Selon cette étude dévoilée par 'Le Parisien', 22% des chefs d'entreprise affirment qu'ils vont devoir licencier dans les prochains mois.

Selon les déclarations des patrons interrogés, les licenciements pourraient en moyenne avoisiner 20% des effectifs. "Beaucoup anticipent la fin du chômage partiel, qui leur a permis de tenir jusqu'ici", a expliqué au quotidien le directeur général de StaffMe Jean-Baptiste Achard, ajoutant qu'"ils ne voient pas d'autre choix que de licencier pour éviter la faillite".

Plus de 40% dans les secteurs du marketing et de l'événementiel

L'étude souligne que les secteurs du marketing-communication et de l'événementiel seront les plus concernés par ces plans sociaux (avec plus de 40% des patrons qui envisagent de licencier dans les prochains mois), devant la restauration, hôtellerie et tourisme et la mobilité transport de personnes. Viennent ensuite les secteurs de la logistique, de la distribution et du commerce de gros.

L'industrie agroalimentaire, les ressources humaines et les grandes et moyennes surfaces sont en revanche les secteurs qui seront les moins touchés par les licenciements prévus par les chefs d'entreprise.

Non-renouvellement de CDD, hausse des licenciements de CDI, ruptures conventionnelles

Dans les Hauts-de-France, où trois "clusters" (foyers de contamination) ont été identifiés, le baromètre de la chambre de commerce et d'industrie (CCI), dévoilé mi-mai, avait déjà souligné que 19% des patrons envisageaient également de tailler dans leurs effectifs.

Par ailleurs, une enquête parue ce mercredi de la Dares et réalisée en mai précise que "si les réductions d'effectifs restent limitées, elles augmentent toutefois légèrement par rapport à mars". Elles passent "davantage par le non-renouvellement de CDD, mais aussi par une hausse des licenciements de CDI ou des ruptures conventionnelles", a expliqué la direction du ministère du Travail qui produit des statistiques.

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