Polémiques autour d'un reportage TV sur Laurent Wauquiez

Polémiques autour d'un reportage TV sur Laurent Wauquiez
Laurent Wauquiez

Boursier.com, publié le vendredi 12 janvier 2018 à 09h57

La direction de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes et Laurent Wauquiez ont démenti toute intervention du conseil régional après la décision de la chaîne d'annuler la diffusion d'un reportage jugé peu flatteur sur l'exécutif local...

A l'origine, la direction a décidé d'annuler la diffusion de trois épisodes d'une même série, qui devaient être mis à l'antenne mercredi, jeudi et vendredi, après la diffusion des deux premiers sujets, lundi et mardi. Ces cinq reportages visaient à traiter le bilan des deux premières années de la présidence Wauquiez.

"Non conformes"

Dans un mail adressé mercredi après-midi aux journalistes, le rédacteur en chef a justifié cette déprogrammation par le contenu des sujets, non conformes selon lui à la commande passée par la chaîne : "Là où je lui avais demandé un bilan, elle s'est focalisée sur des sujets à charge, au lieu de faire état du passif et de l'actif du président du Conseil régional", a expliqué le rédacteur en chef à propos de la réalisatrice Sylvie Cozzolino

"La rédaction est écoeurée", a répondu en écho Myriam Figureau, déléguée du Syndicat national des journalistes (SNJ). "Elle a été stupéfaite en apprenant l'annulation de la diffusion, puis la stupéfaction a laissé place à la colère. C'est une décision que l'on ne comprend pas..."

Droit de réponse

Face à ces protestations, les responsables de la chaîne ont finalement décidé de rétablir la diffusion des épisodes programmés jeudi et vendredi, consacrés à la sécurité dans les lycées et à la communication de Laurent Wauquiez... "Un seul épisode sera retiré", a expliqué à l'agence Reuters André Faucon, directeur régional de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. "Laurent Wauquiez n'est pas intervenu", a-t-il ajouté.

Le cabinet de Laurent Wauquiez dit par ailleurs avoir demandé un droit de réponse, qui sera diffusé samedi sous la forme d'une interview de trois minutes...

Grande offensive

Laurent Wauquiez qui a été facilement élu le 10 décembre dernier à la présidence des Républicains compte prochainement lancer une grande offensive politique et "faire en sorte que face à Emmanuel Macron il y ait une opposition qui ne soit pas sectaire, une opposition qui soit ouverte à soutenir tout ce qui ira dans la bonne direction".

Le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes entend notamment centrer son action sur la défense des retraités et des classes moyennes face à l'augmentation de la CSG, qui entrera en vigueur en janvier...

Questions de sécurité

Laurent Wauquiez n'oublie pas les thèmes chers au FN comme les questions de sécurité, mais aussi la "défense de nos valeurs, de notre identité face au communautarisme et face aux attaques du terrorisme"...

Dénonçant une reculade du gouvernement sur les questions d'immigration, il se prononce en faveur d'une politique plus sélective : "Avec les difficultés économiques qui sont les nôtres , ce serait une folie d'accueillir trop de personnes auxquelles nous ne pouvons pas offrir un vrai avenir", estime-t-il...

Nouveau souffle

Dans la foulée de son élection à la tête des Républicains, Laurent Wauquiez a présenté fin 2017 son état-major resserré, rajeuni et ouvert à diverses sensibilités.

Une "équipe de choc" construite pour donner un "nouveau souffle à droite"... Il élabore désormais son contre-gouvernement, un "shadow cabinet", qu'il veut mettre sur pied dès le mois de janvier. Le chef des Républicains devrait ainsi nommer une vingtaine de secrétaires nationaux, qui auront chacun en charge un domaine ministériel.

Garde rapprochée

En attendant, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a bâti sa garde rapprochée composée d'une quinzaine de personnes au sein de laquelle on retrouve Virginie Calmels, adjointe d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, première vice-présidente. Wauquiez a aussi installé les députés Guillaume Peltier et Damien Abad aux postes de deuxième et troisième vice-présidents. Annie Genevard, proche de François Fillon, a été nommée secrétaire générale.

"Vous avez autour de moi des gens qui viennent du gaullisme, mais aussi du centrisme, vous avez des libéraux, mais aussi la droite sociale... Ce sont surtout des gens qui ont envie de construire ensemble" et "déterminés à laisser les divisions derrière nous", avait expliqué Laurent Wauquiez mi-décembre...

Une façon de resserrer et de rajeunir les rangs.... "Les egos et les aigreurs personnelles, c'est le monde d'hier. Le monde de demain on va le construire ensemble", avait estimé Laurent Wauquier...

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