Ponts : en France, une "surveillance permanente", assure Elisabeth Borne

Ponts : en France, une "surveillance permanente", assure Elisabeth Borne
Pont à tablier construit par Vinci, inauguré le 15 mars 2013

Boursier.com, publié le mercredi 15 août 2018 à 15h23

L'Italie est sous le choc au lendemain de l'effondrement du pont autoroutier de Gênes, qui a fait au moins 39 morts et 16 blessés, d'après un dernier bilan. Le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, a annoncé mercredi matin un audit général des ponts et des tunnels vieillissants dans toute l'Italie.

En France, 50% des surfaces de chaussées sont à renouveler, alors que près d'un pont sur dix est en très mauvais état, selon le ministère des Transports, qui doit d'ailleurs proposer une loi de programmation des infrastructures à la rentrée. Selon un rapport gouvernemental publié en juillet et cité par franceinfo, 7% des ponts français "présentent à terme un risque d'effondrement", soit environ 840 ouvrages.

"Surveillance permanente"

"En France, toutes nos infrastructures, qu'elles soient concédées ou non, font l'objet d'une surveillance permanente", a précisé la ministre des Transports Elizabeth Borne sur franceinfo mercredi. "Les ponts font l'objet de visites annuelles, qu'ils soient sur le réseau concédé ou non-concédé, avec des inspections plus détaillées tous les trois ans sur le réseau non concédé, tous les deux ans pour les ouvrages et ponts des sociétés concessionnaires".

Elle a rappelé qu'en 2018, les crédits pour l'entretien des ouvrages avaient été augmentés de 100 millions d'euros. "La priorité c'est la sécurité, et ce sera la priorité de la programmation des infrastructures que je présenterai à la rentrée. Sur le réseau routier national, on est passés de 700 millions d'euros en 2017 à 800 millions d'euros cette année, et ça va continuer à augmenter dans les prochaines années", a expliqué la ministre.

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