Port du masque dans les transports : "Il y aura des contrôles et donc des sanctions", prévient Djebbari

Port du masque dans les transports : "Il y aura des contrôles et donc des sanctions", prévient Djebbari
RER métro

Boursier.com, publié le mercredi 29 avril 2020 à 11h59

Alors qu'Edouard Philippe a confirmé que le port du masque sera obligatoire dans les transports publics, le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Djebbari a indiqué qu'"il y aura contrôle et possiblement sanction" en cas de non-respect.

Qui dit obligation, dit sanction en cas de non-respect... Lors de la présentation du plan de déconfinement, le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé que le port du masque sera désormais obligatoire dans les transports publics pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Interrogé par 'Europe 1' ce mercredi, le secrétaire d'Etat aux Transport Jean-Baptiste Djebbari a précisé qu'"il y aura contrôle et possiblement sanction" pour les usagers qui ne porteraient pas de masques à partir du 11 mai.

"Le principe, c'est que si le port du masque est obligatoire, il y aura des contrôles et donc des sanctions. Mais il y aura une période de tolérance, notamment pour le premier jour d'obligation", a-t-il précisé, promettant "une forme de bienveillance" pour la journée du 11 mai.

"Nous allons aborder avec souplesse la journée du 11 mai, mais il faudra que le 12 tout le monde soit équipé d'un masque", a insisté le secrétaire d'Etat, prévenant que cela demandera de l'organisation, du côté des opérateurs de transports comme des usagers.

Les services de sûreté mis à contribution

Pour effectuer ces contrôles, Jean-Baptiste Djebbari assure que "le bon mécanisme" sera trouvé. "Nous prévoyons d'habiliter les services de sûreté pour refuser" les passagers qui refuseraient de porter un masque. En plus des agents de sûreté des opérateurs de transports, le secrétaire d'Etat a prévenu également que "les forces de l'ordre pourront être sollicitées". "J'en ai discuté avec le préfet de police de Paris Didier Lallement", a-t-il précisé.

Par ailleurs, il va également être demandé aux transports publics d'organiser la distanciation physique. Comme l'avait déjà indiqué Edouard Philippe, "nous regardons le marquage au sol, l'occupation d'un siège sur deux", a rappelé le secrétaire d'Etat. "Nous allons faire un travail d'adaptation aux réalités locales", a-t-il ajouté.

30% des usagers habituels le 11 mai

Alors que le trafic restera réduit lors de la sortie du confinement, Jean-Baptiste Djebbari a estimé, d'après "une modélisation, qu'il y aura "environ 30%" des usagers habituels qui reprendront les transports en commun dès le 11 mai, "avec une montée rapide tout au long du mois de mai et du mois de juin".

"Il faudra être préparés. Raison pour laquelle nous aurons une offre à la RATP qui sera de 70% à partir du 11 mai", a-t-il expliqué. En temps normal, en région parisienne, s'effectuent chaque jour "12 millions de voyages sur le réseau RATP", soit "4 millions de voyages" le 11 mai, soit "2 millions de personnes", a détaillé le secrétaire d'Etat.

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