Porto Rico, dévasté par l'ouragan Maria, cherche ses touristes

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 Jose Figueroa (à droite) nettoie kayaks de location et équipements en attendant le retour des touristes à Porto Rico

Jose Figueroa (à droite) nettoie kayaks de location et équipements en attendant le retour des touristes à Porto Rico

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© AFP, Ricardo ARDUENGO
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AFP, publié le mercredi 13 décembre 2017 à 07h55

Depuis que l'ouragan Maria a dévasté les infrastructures de Porto Rico mi-septembre, les touristes sont tellement rares que le loueur de kayaks José Figueroa pense en être bientôt réduit à vendre de l'eau aux automobilistes arrêtés aux feux tricolores.       

"Désormais, nous essayons de survivre", confie le guide touristique de 46 ans. "La semaine dernière, nous n'avons travaillé qu'une journée". 

Auparavant, les visiteurs devaient s'y prendre un mois à l'avance pour réserver l'un de ses kayaks afin de sillonner les eaux bioluminescentes de la Laguna Grande.

L'année avait pourtant commencé sur les chapeaux de roue pour ce territoire américain, profitant du succès planétaire de la chanson "Despacito" des Portoricains Luis Fonsi et Daddy Yankee avec la participation de la star de la pop Justin Bieber.

Ce tube a offert une promotion gratuite à l'île de 3,4 millions d'habitants, qui croule sous une dette abyssale et qui a déclaré faillite en mai. Les touristes affluaient notamment pour visiter les lieux de tournage du clip.

Mais l'ouragan Maria a donné un coup d'arrêt à cet élan si bénéfique pour les caisses de Porto Rico, en détruisant le réseau électrique et de distribution d'eau potable et de nombreuses infrastructures.

Résultat: trois mois plus tard, les plages restent désertes et les hôtels et restaurants aux volets fermés ne reçoivent que des professionnels venus de la mère patrie pour oeuvrer à la reconstruction de l'île.

"Le peu de touristes que nous avons, ce sont des responsables de l'administration fédérale" américaine, souligne M. Figueroa.

Le pessimisme est de vigueur sur la promenade le long du littoral à Fajardo, à la pointe nord-est de Porto Rico, où de nombreux restaurants sont fermés faute d'électricité.

Ce jour-là, seul le Racar Seafood est ouvert à l'heure du déjeuner car il a son propre générateur. "Nous avons des touristes locaux", explique Justino Cruz, son propriétaire. 

"Nos clients sont du coin. Ceux qui n'ont pas d'électricité, pas de générateur, de la nourriture froide ou pas de nourriture du tout", souligne l'homme de 61 ans.   

- Accueil en fanfare -

Le réseau électrique est aujourd'hui opérationnel à 70% de sa capacité mais principalement autour de la capitale San Juan, à une soixantaine de kilomètres de Fajardo.

Tandis que les villes qui dépendent du tourisme sont à la peine à travers l'île, sa capitale voit sa situation grandement améliorée et les bateaux de croisières sont de retour.

Le premier depuis l'ouragan a accosté le 30 novembre, avec quelque 7.000 touristes à bord. Il a été chaleureusement accueilli avec, littéralement, tambours et trompettes.

Selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), basé à Londres, le secteur touristique a représenté 8,1% du PIB de Porto Rico en 2016, avec 8,1 milliards de dollars.

L'impact de Maria diffère selon les branches: les guides touristiques sont désoeuvrés et de nombreux restaurants restent portes closes, mais les hôtels disposant d'un générateur s'en sortent plutôt bien.

Les établissements ouverts --environ 80% sur l'île-- affichent quasiment tous complets grâce aux milliers de responsables fédéraux et de personnels de reconstruction arrivés après l'ouragan.

Tous ces gens devraient commencer à quitter l'île ce mois-ci mais quelques touristes devraient s'y rendre à Noël, tout du moins à San Juan où l'électricité a été rétablie presque intégralement.

L'ouragan "a sans aucun doute coûté des milliards en pertes de chiffre d'affaires", relève José Izquierdo, directeur exécutif de la Puerto Rico Tourism Company, chargée de la promotion touristique de l'île. "Mais je suis optimiste".

Une solution, selon lui, pourrait être de transformer les touristes en bénévoles prenant part au gigantesque chantier de reconstruction.

"Nous voulons des voyageurs qui veulent voyager en ayant une mission", explique-t-il.

Un programme en ce sens a été lancé mi-novembre --le "Voyage sensé"-- qui organise des séjours dans lesquels habitants, Portoricains vivant à l'étranger et touristes sont invités à participer à la convalescence de l'île.

"Le projet vise à créer de l'empathie pour cette destination touristique", précise M. Izquierdo. "Nous voulons être comme La Nouvelle-Orléans après Katrina, où dix ans après l'ouragan le tourisme est la locomotive de l'économie".

Et de lancer un message: "Le monde veut aider Porto Rico. La meilleure façon est de nous rendre visite".

 
3 commentaires - Porto Rico, dévasté par l'ouragan Maria, cherche ses touristes
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    pigeonxxl38 -

    tous les jours sur Orange finances actualités facilement vous le reconnaitrez une vraie calamité il est complètement ravagé c'est le Mafiosi !

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    JON-DE-LIONNE -

    de la censure, encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article :
    LR: Wauquiez fustige le choix de Bertrand
    Statut : refusé
    Il y a une heure
    le 12 12 2017 à 13 26
    je pense que pour bien comprendre et connaître les valeurs de l'UMP, le plus simple est encore d'écouter un discours de Chirac ( facile à trouver sur internenette) et qui s'appelle du bruit et de l'odeur , ou quelque chose comme ça.

    Un fois entendu ce que disait Chirac en 91, cela permet de savoir qui aurait traverser des " lignes rouges" comme dit M, Juppé et surtout de savoir dans quel sens.

    de wikipédia :

    Le discoursLe 19 juin 1991, au cours d'un dîner-débat du RPR, Jacques Chirac prononce le discours qui contient l'expression le « bruit et l'odeur ». Voici un extrait5, portant sur l'immigration :

    « Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d'or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! [applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s'impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s'il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne paient pas d'impôt ! [...] Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu'il y a un problème de l'immigration, et que si l'on ne le traite pas et, les socialistes étant ce qu'ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l'opinion publique, les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes6,7. […] [Au sujet des épiciers de proximité] La plupart de ces gens-là sont des gens qui travaillent, des braves gens ; on est bien content de les avoir. Si on n'avait pas l'épicier kabyle au coin de la rue, ouvert de 7 heures du matin à minuit, combien de fois on n'aurait rien à bouffer le soir8 ? »

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    JON-DE-LIONNE -

    de la censure, encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article :
    LR: Wauquiez fustige le choix de Bertrand
    Statut : refusé
    Il y a une heure
    le 12 12 2017 à 13 26
    je pense que pour bien comprendre et connaître les valeurs de l'UMP, le plus simple est encore d'écouter un discours de Chirac ( facile à trouver sur internenette) et qui s'appelle du bruit et de l'odeur , ou quelque chose comme ça.

    Un fois entendu ce que disait Chirac en 91, cela permet de savoir qui aurait traverser des " lignes rouges" comme dit M, Juppé et surtout de savoir dans quel sens.

    de wikipédia :

    Le discoursLe 19 juin 1991, au cours d'un dîner-débat du RPR, Jacques Chirac prononce le discours qui contient l'expression le « bruit et l'odeur ». Voici un extrait5, portant sur l'immigration :

    « Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d'or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! [applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s'impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s'il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne paient pas d'impôt ! [...] Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu'il y a un problème de l'immigration, et que si l'on ne le traite pas et, les socialistes étant ce qu'ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l'opinion publique, les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes6,7. […] [Au sujet des épiciers de proximité] La plupart de ces gens-là sont des gens qui travaillent, des braves gens ; on est bien content de les avoir. Si on n'avait pas l'épicier kabyle au coin de la rue, ouvert de 7 heures du matin à minuit, combien de fois on n'aurait rien à bouffer le soir8 ? »

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