Pour dénoncer le "greenwashing" du gouvernement, Greenpeace repeint un avion Air France en vert

Pour dénoncer le "greenwashing" du gouvernement, Greenpeace repeint un avion Air France en vert
Des militants Greenpeace France repeignent un avion Air France en vert pour dénoncer le "greenwashing" du gouvernement.

Orange avec Boursier.com, publié le vendredi 05 mars 2021 à 16h26

Des militants se sont introduits sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle pour dénoncer le "greenwashing" du gouvernement sur l'aérien et le manque d'ambition du projet de loi "Climat et résilience" concernant le secteur aérien.

Des militants se sont introduits sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle pour dénoncer le "greenwashing" du gouvernement sur l'aérien et le manque d'ambition du projet de loi "Climat et résilience" concernant le secteur aérien.

A quelques jours du début des débats parlementaires sur le projet de loi "Climat et Résilience", 9 militants de Greenpeace se sont introduits illégalement ce vendredi sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle afin de dénoncer le "greenwashing" du gouvernement sur l'aérien.

Un Boeing 777 de la compagnie Air France, stationné au sol et sans passager à bord, a été en partie repeint par les activistes en vert. Cette couleur a été choisie "en écho à la communication du ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari, qui n'a de cesse de mettre en avant l'avion 'vert' comme solution miracle pour rendre le secteur compatible avec la crise climatique", explique l'ONG écologiste dans un communiqué.

"Bonjour Jean-Baptiste Djebbari, vous vouliez un avion vert ? On gagne du temps et on vous en a fait un. Maintenant on peut passer aux choses sérieuses ? Comme doter le projet de loi Climat de véritables mesures pour réduire le trafic aérien à la place de votre greenwashing. #OnAtterritQuand", a également écrit Greenpeace France sur son compte Twitter.

"L'avion 'vert' n'est rien de plus qu'une fiction pour le moment"

Dans une note publiée ce vendredi, l'ONG est revenue sur les différents type d'avions "verts" et a souligné les "limites de ces innovations technologiques" qui ne peuvent pas être présentées comme des "solutions miracles".

Elle fait également valoir que l'avion "vert" arrivera trop tard. "Concernant l'avion à hydrogène, le groupe Airbus s'est engagé sur une commercialisation d'ici 2035, date bien trop lointaine alors que la crise climatique se joue dès maintenant", rappelle-t-elle.

Pour Sarah Fayolle, chargée de campagne Transports chez Greenpeace France, "l'avion 'vert' n'est rien de plus qu'une fiction pour le moment". "Quelle que soit l'option technologique envisagée, notamment l'avion à hydrogène, des questions techniques primordiales restent en suspens et certaines options peuvent même représenter un risque supplémentaire pour le climat", a-t-elle alerté.

Appel à aller plus loin pour ne pas "continuer comme avant"

Le projet de loi pour le climat sera débattu à l'Assemblée fin mars et examiné en commission spéciale dès la semaine prochaine. L'ONG écologiste a appelé les députés à aller plus loin, l'objectif étant de ne pas "continuer comme avant, sans remettre en question un modèle de développement basé sur une croissance du trafic sans limite et intenable pour le climat.

Pour rappel, le projet de loi "Climat et résilience" reprend 6 grands thèmes - consommer, produire et travailler, se déplacer, se loger, se nourrir, renforcer la protection judiciaire de l'environnement - issus des travaux de la Convention citoyenne pour le climat...

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