Pour une ville néo-zélandaise désertée par les touristes, la "bulle" est une aubaine

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Des touristes australiens visitent la ville de Queenstown, le 20 avril 2021 après avoir bénéficié de la "bulle" de voyage entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande
Des touristes australiens visitent la ville de Queenstown, le 20 avril 2021 après avoir bénéficié de la "bulle" de voyage entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande
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© AFP, Andrew LEESON

AFP, publié le mercredi 21 avril 2021 à 09h21

Depuis plus d'un an, Queenstown, une célèbre destination touristique de la Nouvelle-Zélande, à des allures de ville fantôme mais avec le lancement lundi de la "bulle" de voyage avec l'Australie, les habitants espèrent renouer avec le niveau de fréquentation d'avant la pandémie. 

Depuis plus d'un an, Queenstown, une célèbre destination touristique de la Nouvelle-Zélande, à des allures de ville fantôme mais avec le lancement lundi de la "bulle" de voyage avec l'Australie, les habitants espèrent renouer avec le niveau de fréquentation d'avant la pandémie. 

Nichée au milieu d'immenses montagnes, Queenstown se targue d'être "la capitale mondiale" des sensations fortes.

L'an dernier, les hordes de touristes venus pratiquer le ski, le saut à l'élastique, le rafting et le parachutisme ont soudainement cessé d'affluer avec la fermeture des frontières internationales de l'archipel et le taux de fréquentation  a chuté de 70%.

Depuis, le taux de chômage dans cette ville de l'île du Sud, a atteint des sommets et beaucoup d'entreprises jusque-là tournées vers le tourisme ont mis la clef sous la porte.

Queenstown entrevoit cependant depuis lundi une lueur d'espoir avec l'ouverture de la "bulle" entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande. 

Elle permet aux habitants de ces deux pays voisins, qui ont réussi à juguler la pandémie de Covid-19, de voyager sans effectuer de quarantaine à l'arrivée.

Ann Lockhart, directrice générale de Destination Queenstown, estime qu'il s'agit d'une immense avancée. 

Les Australiens représentaient en effet environ 60% des touristes étrangers de la ville avant la pandémie.

"C'est une lumière au bout du tunnel... une bonne saison hivernale sera une aubaine", souligne-t-elle, l'hiver austral débutant fin juin dans l'hémisphère sud. 

Selon elle, les réservations de ski en provenance d'Australie ont afflué dès l'annonce début avril du lancement de cette "bulle". 


Ainsi, Arvind Iyer, un habitant de Sydney, est arrivé par le premier vol qui a atterri à Queenstown dans le cadre de ce corridor. 

Médecin dans un hôpital, il est heureux de pouvoir voyager à l'étranger après une année éprouvante en raison de la pandémie. 

Un autre Australien, Abhi Madras, a la sensations que "c'est comme si on nous avait coupé les ailes pendant 14 mois et que tout à coup, nous les avions retrouvées".

Cette "bulle" peut cependant être suspendue à tout moment en cas d'épidémie de Covid-19 dans un des deux pays.

"Nous sommes un peu inquiets, mais nous y sommes préparés", a affirmé le directeur général de NZSki, Paul Anderson. 

Pour le directeur général de l'office de tourisme de Nouvelle-Zélande en Australie, Andrew Waddel, l'impact de cette bulle est cependant bien plus qu'économique car les Néo-Zélandais, vivant dans un pays éloigné, ont  ressenti un immense sentiment d'isolement pendant la pandémie.

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