Prélèvement à la source: le Medef demande un moratoire d'un an

Prélèvement à la source: le Medef demande un moratoire d'un an
Le président du Medef, Pierre Gattaz, le 13 mars 2018 à Paris

AFP, publié le dimanche 25 mars 2018 à 18h37

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a demandé dimanche au gouvernement un moratoire d'un an pour la mise en place du prélèvement de l'impôt à la source, prévue l'an prochain, afin de mieux préparer cette réforme.

"Nous sommes très inquiets sur le prélèvement à la source, nous l'avons dit depuis trois/quatre ans", a affirmé le patron des patrons au Grand jury RTL/Figaro/LCI.

"Je demande en effet qu'il y ait un moratoire (sur sa mise en place) et "que l'on puisse beaucoup mieux préparer ce sujet", a argué M. Gattaz, estimant qu'un travail de pédagogie était nécessaire et qu'il ne fallait pas appliquer cette réforme "brutalement".

"Je pense que ce serait intéressant de pouvoir au moins décaler d'un an de plus (cette mesure) pour pouvoir faire des tests complémentaires", a jugé le président du Medef.

Selon lui, si la feuille de paie devait baisser à compter du 1er janvier 2019 ce se serait "quelque chose de psychologiquement terrible". 

"Je crains que l'on ait un gros problème psychologique à gérer, peut-être récessif, et que nous allions en plus transformer les chefs d'entreprises, notamment des plus petites PME, en collecteurs d'impôts et en conseillers auprès des salariés", a détaillé M. Gattaz.

Or, selon le patron des patrons, "nous sommes en convalescence économique aujourd'hui", c'est pourquoi "il faut garder la confiance des chefs d'entreprises et la confiance de nos collaborateurs".

Pierre Gattaz a également indiqué qu'il avait abordé le problème avec le président de la République, Emmanuel Macron, mais que ce dernier n'avait pour l'heure rien répondu.

Mesure phare de la fin du quinquennat Hollande, la collecte de l'impôt au versement du salaire - et non plus un an après comme actuellement - pour ajuster automatiquement le niveau d'imposition aux variations de revenus devait initialement entrer en vigueur début 2018. Il a été reporté au 1er janvier 2019 par le gouvernement d'Edouard Philippe.

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197 commentaires - Prélèvement à la source: le Medef demande un moratoire d'un an
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    Claude95 -

    Il n'est pas prêt
    avec tout le temps qu'on lui a laissé avec un rapport en plus!
    Application immédiate

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    SYROCO38 -

    Je ne vois pas l'intérêt de cette mesure puisque nous devrons toujours faire une déclaration, si ce n'est que de nous compliquer la vie. En cas d'erreur on est pas à la veille d'être remboursé, si l'employeur fait faillite l'état ne va t'il pas se retourner contre nous?.

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    sj -

    Le Medef a raison. Ce n'est pas facile . Il faut avoir bien des éléments . Le Medef
    connaît la somme à déclarer pas les employés car ce sont eux qui donnent la somme
    à déclarer aux Impôts. Par contre dans cette somme déclarée il y a des diminutions par le FISC . Par ailleurs il y a toujours des Lois gouvernementales qui rajoutent ou enlèvent
    telle somme à déclarer sans compter les naissances . Le Medef doit connaître tout .Beaucoup de contribuables ont opté pour le prélèvement mensuel. et c'est plus
    facile . On a un délai supplémentaire pour déclarer. Il n' y a jamais d'erreur car les
    Fiscs connaissent très bien la situation de chaque personne. Pourquoi ne pas
    encourager les Contribuables Chaque travailleur a obligatoirement un compte
    bancaire . Je conseille aux contribuables de demander ce prélèvement . D'ailleurs
    le Medef connaitra votre vie privée. Les Fiscs sont assermentés.

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    OCT-51 -

    Pensez- vous vraiment que Mr Gattaz ait tort ? Moi , non. J'aurai confiance dans ce procédé que lorsque il sera en mesure de me dire AVANT QUE CELA SOIT APPLIQUE, Combien il va me prélever. Comme cela on pourra dire si l'on est d'accord ousi il y a arnaque. Exemple en 2019 le gouvernement retarde le procéssus, mais indique combien il prélèvera en 2020. Comme cela on a 1 AN pour réagir. SINON CA VA ETRE LE BAZARD.

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    OCT-51 -

    Pensez- vous vraiment que Mr Gattaz ait tort ? Moi , non. J'aurai confiance dans ce procédé que lorsque il sera en mesure de me dire AVANT QUE CELA SOIT APPLIQUE, Combien il va me prélever. Comme cela on pourra dire si l'on est d'accord ousi il y a arnaque. Exemple en 2019 le gouvernement retarde le procéssus, mais indique combien il prélèvera en 2020. Comme cela on a 1 AN pour réagir. SINON CA VA ETRE LE BAZARD.