Rassemblement de soutien à la Fonderie de Bretagne mise en vente par Renault

Rassemblement de soutien à la Fonderie de Bretagne mise en vente par Renault
Maël Le Goff, délégué CGT de la Fonderie de Bretagne, s'exprime le 23 mars 2021 à Caudan (Morbihan) lors d'un rassemblement de soutien aux salariés de cette usine

AFP, publié le mardi 23 mars 2021 à 13h14

Des centaines de personnes, 2.000 selon la CGT, se sont rassemblées mardi matin à Caudan (Morbihan) devant la Fonderie de Bretagne dont les salariés sont en grève après la mise en vente de l'usine par le groupe Renault.

Des centaines de personnes, 2.000 selon la CGT, se sont rassemblées mardi matin à Caudan (Morbihan) devant la Fonderie de Bretagne dont les salariés sont en grève après la mise en vente de l'usine par le groupe Renault.

"Le vent de la colère monte et il est rassembleur. Les salariés, échaudés, ne se laisseront pas faire!", a lancé au micro et sous les applaudissements Maël Le Goff, délégué CGT de cette usine de 350 salariés.

Fonderies du Poitou, Renault Cléon (Seine-Maritime) ou Renault Le Mans, dockers de Lorient... Salariés du groupe automobile, syndiqués CGT, Sud ou simples militants du parti communiste étaient venus d'un peu partout pour soutenir les métallos de Caudan.

"C'est un combat national qui s'engage car (...) ce qui se passe ici est inacceptable!", a estimé à la tribune le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, venu "par solidarité".

"Les leçons qui ont été tirées de la crise du Covid, y compris par le gouvernement, étaient de dire qu'il fallait réindustrialiser le pays (...) En réalité, tout ceci n'était que de l'esbroufe", a-t-il lancé. "De l'argent public a été donné à Renault sans condition de maintien de l'emploi (...) Ceux qui licencient doivent rendre l'argent!"

"Un pays sans industrie est un pays sans avenir", a abondé le député du Nord Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. "Nous placerons cette usine sous la protection de la République", a-t-il promis.

Installée près de Lorient, à Caudan, depuis 1965, la Fonderie de Bretagne fabrique des bras de suspension, des collecteurs et coudes d'échappement, ainsi que des différentiels de boîte de vitesse. 

Renault avait déjà revendu la Fonderie en 1999 à Teksid-Fiat, avant de la reprendre en 2009. La direction du groupe a indiqué le 11 mars au Comité social et économique (CSE) de l'usine qu'elle cherchait un repreneur. 

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