Rebond de l'emploi dans le monde attendu d'ici un an

Rebond de l'emploi dans le monde attendu d'ici un an
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Boursier.com, publié le mardi 09 juin 2020 à 14h06

Selon une étude de ManpowerGroup, plus de 50% des employeurs dans le monde envisagent un rebond des perspectives pour l'emploi à leur niveau d'avant l'épidémie de Covid-19 d'ici 12 mois...

L'emploi pourrait nettement se reprendre d'ici 2021... Selon une étude du groupe de recrutement ManpowerGroup, dévoilée ce mardi, 54% des employeurs dans le monde font en effet "preuve d'un optimisme prudent" et prévoient un rebond des perspectives pour l'emploi à leur niveau d'avant l'épidémie de coronavirus d'ici 12 mois. Les plus fortes intentions d'embauches sont anticipées au Japon, suivi par l'Inde et les Etats-Unis.

Mais pour l'heure, les perspectives d'embauches pour le troisième trimestre 2020 sont tombées "à leur plus faible niveau jamais enregistré", indique l'enquête menée auprès de près 40.000 employeurs (dont 1.093 employeurs en France) dans 43 pays, avec une forte chute dans tous les secteurs, et plus particulièrement dans l'hôtellerie, le tourisme, l'aviation, la restauration et la distribution.

Selon l'étude, les transports et les services de communications font aussi partie des secteurs les plus touchés, tandis que les intentions d'embauches grimpent pour les prochains mois dans l'agriculture avec la saison des récoltes.

Prévisions négatives pour la France

En France, les prévisions nettes d'emploi au troisième trimestre sont négatives, atteignant -11%. Il s'agit du chiffre le plus bas jamais enregistré par l'agence de recrutement. "Même pendant la crise de 2008-2009, on n'était pas à ce niveau-là", a indiqué ce mardi le président de ManpowerGroup France Alain Roumilhac sur 'BFM Business'.

L'étude note toutefois "une note d'espoir" : 55 % des employeurs français interrogés n'ont pas prévu de revoir leurs intentions d'embauche à la baisse. "Ce n'est pas une progression certes, mais compte tenu du contexte, le statut quo est signe de combativité", souligne le groupe de recrutement dans un communiqué.

L'hôtellerie-restauration le plus touché

Les destructions d'emplois s'annoncent, sans surprise, les plus nombreuses dans l'hôtellerie-restauration, avec des intentions d'embauche négatives de -54%, soit une chute de plus de 70% par rapport à la même période l'an dernier.

"On voit des situations extrêmement contrastées" en fonction "des lieux et des secteurs d'activité", a toutefois affirmé Alain Roumilhac. Alors que la reprise s'avère compliquée pour certains secteurs, il y en a d'autres "qui couvrent plusieurs départements géographiques, où on nous dit : 'Dans 2/3 semaines, on sera revenu à une situation pré-confinement'", comme le bâtiment, a-t-il expliqué...

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