Reconfinement : pas d'"hystérie" dans les supermarchés, selon Intermarché

Reconfinement : pas d'"hystérie" dans les supermarchés, selon Intermarché
Supermarchés, grande surface, fruits et légumes

Boursier.com, publié le jeudi 29 octobre 2020 à 13h16

"Certains consommateurs ont commencé à acheter un peu plus et à stocker certains produits de base", mais cela n'a rien à voir avec "les volumes qu'on a connu le 16 mars", a expliqué Thierry Cotillard.

Les Français ont-ils tiré les leçons du premier confinement ? Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir un nouveau confinement national pour une durée de quatre semaines, la grande distribution veut rassurer. Si une forte affluence a été observée, le président d'Intermarché-Netto Thierry Cotillard a écarté le risque de pénurie.

Mercredi, il y a eu "notamment une accélération du trafic et de la dépense moyenne, qui se traduit par une progression de l'ordre de 30 à 50% du chiffre d'affaires selon les points de vente, par rapport au même jour de l'année dernière", a-t-il expliqué ce jeudi dans un entretien à 'Ouest France'.

"Certains consommateurs ont commencé à acheter un peu plus et à stocker certains produits de base", mais cela n'a rien à voir avec "les volumes qu'on a connu le 16 mars", lors du premier confinement, a-t-il précisé.

Manque de communication lors du premier confinement

"Là, les Français savent que les grandes surfaces vont rester ouvertes, il n'y a pas cette frénésie ou cette hystérie qui avait été collective au moment du premier confinement", a affirmé le président d'Intermarché, soulignant un manque de communication sur le maintien de l'ouverture des grandes surfaces au printemps dernier.

"On va tenir sans problème la chaîne alimentaire. Lors du premier confinement il y avait déjà eu une union sacrée entre producteurs, transporteurs et distributeurs, elle a tenu et elle tiendra avec une situation aujourd'hui plus favorable car les industriels ont pu reconstituer les stocks", a également assuré Thierry Cotillard.

Une demande moins forte

En outre, la demande sera moins forte "en raison de tous les repas qui seront servis en cantines et qui ne passeront pas par le canal de la grande distribution", a-t-il estimé. Intermarché a par ailleurs déjà prévu de modifier les horaires des équipes pour qu'elles puissent "travailler sans être trop en contact avec les consommateurs" et ajouter des effectifs pour les 1.200 services de "drive".

Pour rappel, en mars dernier, les images des rayons de papier toilette ou de farine complètement vides avaient fait le tour des réseaux sociaux. Les mesures de confinement pour faire face à la propagation du Covid-19 avait favorisé un stockage massif de produits alimentaires chez les consommateurs. Les grandes surfaces, qui pour la plupart ont constitué des stocks de précaution sur les produits les plus demandés (comme les pâtes), n'entendent pas revivre cette situation...

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