Référendum ADP : 10% des signatures recueillies

Référendum ADP : 10% des signatures recueillies©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 01 juillet 2019 à 11h40

À la date du 1er juillet 2019, 480.300 soutiens ont été enregistrés sur le site internet du ministère de l'intérieur dédié à cette procédure.

La procédure de référendum sur la privatisation d'ADP a recueilli 480.300 signatures depuis son lancement, le 13 juin dernier, selon un comptage publié lundi par le Conseil constitutionnel. Ce chiffre correspond à plus de 10% des signatures nécessaires à la poursuite du processus. Les promoteurs du référendum ont neuf mois au total pour rassembler les quelque 4,7 millions de soutiens requis - 4.717.396 précisément, soit 10% du corps électoral.

"À la date du 1er juillet 2019, 480.300 soutiens ont été enregistrés sur le site internet du ministère de l'Intérieur dédié à cette procédure", peut-on lire dans un communiqué du Conseil constitutionnel. Et "97 % de ces soutiens (...) ont franchi avec succès le stade des vérifications administratives auxquelles il incombe au ministère de l'intérieur de procéder", précise le Conseil, qui avait promis des points mensuels sur la participation.

Une première

Le recueil des signatures se fait principalement par le biais d'un site internet supervisé par le ministère de l'Intérieur et le Conseil constitutionnel. C'est la première fois que cette procédure, déclenchée en avril par 248 parlementaires de droite et de gauche, va aussi loin.

Passés les neuf mois de rigueur, le Conseil constitutionnel aura un mois pour dire si le seuil des 4,7 millions de soutiens a bien été atteint. Le cas échéant, Assemblée et Sénat pourront se saisir de la question de la privatisation d'ADP (ex-Aéroports de Paris), faute de quoi une consultation sera organisée.

Impact sur la qualité de service ?

Les opposants de tous bords à la privatisation d'ADP, qui ont fait cause commune pour l'occasion, espèrent ainsi faire échec à ce projet inscrit dans la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), définitivement adoptée en avril dernier.

Ils estiment en effet que la cession totale ou partielle des 50,6% d'ADP détenus par l'Etat privera les finances publiques d'une manne garantie chaque année et nuira à la qualité du service aux voyageurs.

Le produit des cessions d'actifs- la privatisation d'ADP mais aussi celle de la FDJ (Française des Jeux), ainsi que la diminution de la participation de l'Etat dans Engie - doit alimenter un fonds pour l'innovation de rupture, doté de dix milliards d'euros, et contribuer au désendettement de l'Etat.

Le gouvernement assure que la privatisation restera en suspens tant que la procédure actuelle ne sera pas arrivée à son terme. Le 'Canard Enchaîné' a également semé le doute la semaine dernière sur les intentions de l'exécutif. Selon l'hebdomadaire, l'Etat français aurait renoncé à céder sa participation dans le gestionnaire des aéroports parisiens. Emmanuel Macron aurait déclaré qu'une vente était impossible compte tenu du fait que l'opinion publique s'y oppose, précisant que le public ne comprend pas la cession programmée.

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