Renault et PSA veulent leur place à Paris pour remplacer Autolib'

Renault et PSA veulent leur place à Paris pour remplacer Autolib'©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 04 juillet 2018 à 18h49

Les candidats à la succession des Autolib' de Bolloré se bousculent en région parisienne. Alors que les élus ont décidé le 21 juin de se passer désormais des petites voitures grises, à cause d'un énorme déficit, PSA et Renault n'ont pas tardé à placer leurs pions.

Renault a annoncé mercredi le lancement en septembre prochain à Paris d'une offre de véhicules électriques en autopartage qui prendra la relève. Elle commencera avec le déploiement de la citadine Zoé, du mini-véhicule Twizy et de la fourgonnette Kangoo. Elle devrait compter courant 2019 une flotte supérieure à 2.000 véhicules à Paris et en Ile-de-France, a dit Thierry Bolloré, directeur général adjoint de Renault, lors d'une conférence de presse commune avec la maire de Paris Anne Hidalgo. Ce volume comprend des véhicules en libre service mais aussi des Zoé électriques du service de VTC Marcel, filiale de Renault.

Mobilité des Parisiens

PSA avait publié mardi son propre communiqué pour annoncer la finalisation du lancement d'un service d'autopartage pour la mobilité des Parisiens, sous sa marque "Free2move" qui compte aujourd'hui plus de 65.000 véhicules - scooters et vélos compris - dans une dizaine de pays.

"Nous mettons à disposition des parisiens notre savoir-faire en mobilité urbaine à travers notre offre d'autopartage électrique, de qualité et pérenne", a déclaré Brigitte Courtehoux, directrice des Services de mobilité et de connectivité de PSA, citée dans le communiqué. "Ceci est notamment possible grâce à la bonne collaboration que nous avons nouée avec la Mairie de Paris."

Fin du service le 31 juillet

Le Syndicat Autolib' Vélib' métropole (SAVM), qui regroupe une centaine de communes, a voté le mois dernier la résiliation anticipée du contrat avec le groupe Bolloré prévu initialement jusqu'en 2023. Les élus ont refusé de payer les 233 millions d'euros réclamés par l'industriel breton pour éponger le déficit du service, dont Bolloré évalue les pertes à 293 millions d'euros d'ici 2023.

Le service lancé en 2011 cessera définitivement le 31 juillet. Une source proche du dossier a indiqué que les voitures disparaîtraient progressivement des rues franciliennes pendant le mois d'août.

Pour remplacer le contrat Autolib, la Mairie de Paris a décidé de se tourner vers des offres en "free floating" - sans espace dédié pour prendre ou ramener une voiture - intégralement portées par plusieurs acteurs privés. En additionnant les nouvelles offres Renault et PSA, on obtient 2.500 véhicules électriques en autopartage en Ile-de-France, contre un total de 4.000 avec Autolib.

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