Renault : pour Agnès Pannier-Runacher, "il faut accepter" des "restructurations"

Renault : pour Agnès Pannier-Runacher, "il faut accepter" des "restructurations"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 03 juin 2020 à 10h03

Selon la secrétaire d'Etat à l'Economie, le constructeur est dans une "des plus graves crises de son histoire"...

A l'issue d'une réunion à Bercy, le gouvernement a validé mardi le prêt garanti de 5 milliards d'euros à Renault pour l'aider à traverser la crise du coronavirus. Sur 'France Inter', la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher a estimé que des restructurations devaient être acceptées par le constructeur automobile.

"Nous accompagnons Renault dans une des plus graves crises de son histoire... Et pour ce faire, il faut accepter qu'il y ait une partie de restructurations", a-t-elle assuré ce mercredi, précisant que "ce sont des postes qui sont supprimés, c'est pas des personnes qui partent, c'est pas des personnes qui sont mises au chômage du jour au lendemain".

"Dans l'économie, on n'est pas dans le déni... J'ai été trop marquée dans ma jeunesse par les suppressions d'emploi dans la sidérurgie, le textile, où on commençait par dire il ne va rien se passer. Et finalement on regardait partir des pans entiers de l'économie", a rappelé la secrétaire d'Etat.

Pas de licenciements secs

Concernant la promesse du PDG de Renault qu'il n'y aura pas de licenciements secs, Agnès Pannier-Runacher a appelé Jean-Dominique Senard à tenir "cet engagement". "A vous de donner un avenir aux sites les plus compétitifs", a-t-elle lancé.

La secrétaire d'Etat a également indiqué le gouvernement l'avait "poussé dans ses retranchements". "Par exemple, nous avons poussé Renault pour qu'il reconsidère de manière très claire par exemple la question de Maubeuge" (Nord), a-t-elle ajouté.

Maubeuge, "c'est l'usine la plus compétitive de France"

"C'est l'usine la plus compétitive de France, on ne comprendrait pas que cette usine n'ait pas un avenir", a estimé Agnès Pannier-Runacher. Mardi, à l'issue de la réunion à Bercy, le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand avait indiqué que l'activité et l'emploi sur le site MCA, filiale de Renault à Maubeuge, seront maintenus "au-delà de 2023".

Pour rappel, le constructeur automobile, en difficulté financière, a annoncé vendredi dernier la suppression d'environ 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France, avec des départs volontaires et sans licenciements, dans le cadre d'un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans.

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