Réouverture des restaurants : vers une pénurie de main d'oeuvre ?

Réouverture des restaurants : vers une pénurie de main d'oeuvre ?©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 22 avril 2021 à 08h57

Si les professionnels n'ont toujours pas de date précise pour une réouverture des restaurants et des bars, les effectifs pourraient être insuffisants pour reprendre leur activité, après six mois de fermeture.

Si les professionnels n'ont toujours pas de date précise pour une réouverture des restaurants et des bars, les effectifs pourraient être insuffisants pour reprendre leur activité, après six mois de fermeture.

Fermés administrativement le 30 octobre 2020, les restaurants, les bars et les hôtels sont toujours dans le flou concernant la date de réouverture de leurs établissements et sur les modalités de la reprise. Alors que la menace de faillites en série plane, quand les aides de l'Etat cesseront d'être versées, les professionnels font face à un autre problème de taille : le manque de main d'oeuvre !

Selon une étude commandée par les quatre organisations patronales représentatives du secteur et révélée par 'Les Echos', 100.000 salariés pourraient ne pas reprendre leur activité, après six mois sans service...

"Nous sommes sans nouvelle"

La France compte 107.000 établissements, qui font travailler 650.000 salariés, dont 27% en région Ile-de-France. L'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), le GNC, (Groupement national des chaînes hôtelières), le GNI (Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration) et le SNRTC (Syndicat national de la restauration thématique et commerciale), qui ont souhaité mesurer "les impacts de la crise sanitaire sur les besoins en emploi et en compétences pour la branche CHR", ont réalisé avec cette étude qu'une grosse partie des troupes manquait à l'appel.

"On ne sait pas ce que nos salariés sont devenus, nous sommes sans nouvelle... Pendant ce dernier confinement, certains sont allés voir ailleurs. Le risque est qu'ils se plaisent dans leur nouvelle activité et qu'ils ne reviennent pas vers nous", explique Franck Trouet, porte-parole du GNI cité par 'Les Echos'.

Changement de voie

Selon les professionnels du secteur, beaucoup des anciens serveurs ou cuisiniers ont préféré changer de voie, via des formations ou tout simplement en choisissant une autre activité, souvent plus souple avec moins de contraintes horaires. La tension pourrait être particulièrement forte à l'approche de l'été, alors que l' effectif des saisonniers est estime à 300.000 pour juillet et août, une année classique. Mais le flou dans l'agenda de réouverture complique la aussi la donne.

En plus du manque de bras, la profession doit également faire aux problèmes de formation, alors que celle des apprentis n'a pas pu être assurée correctement depuis un an...

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