Réouverture: "on a le sentiment que c'est la bonne", dit le patron du Medef

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Le président du Medef Geoffroy Roux de Bezieux, à l'Elysée le 29 avril 2021
Le président du Medef Geoffroy Roux de Bezieux, à l'Elysée le 29 avril 2021
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© AFP, Ludovic MARIN

AFP, publié le mercredi 19 mai 2021 à 10h33

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, s'est dit optimiste mercredi sur la réussite du déconfinement et de la réouverture de nombreuses activités, ayant "le sentiment que c'est la bonne" cette fois.

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, s'est dit optimiste mercredi sur la réussite du déconfinement et de la réouverture de nombreuses activités, ayant "le sentiment que c'est la bonne" cette fois.

"Je vais être prudent (...) mais on a tous le sentiment que c'est la bonne. Pourquoi? Parce qu'il y a la vaccination", a affirmé le président de l'organisation patronale sur Franceinfo.

"On est a 21 millions de personnes vaccinées, ça fait un tiers de la population française (...) donc on sent que ça peut fonctionner", a-t-il ajouté, citant l'exemple d'autres pays comme les Etats-Unis où le déploiement de la vaccination a permis d'accélérer la lutte contre l'épidémie de Covid-19. 

Au moment où les terrasses des cafés et restaurants peuvent de nouveau accueillir des clients, lui-même ira déjeuner en terrasse avec ses équipes, a-t-il indiqué.

"C'est un énorme plaisir de pouvoir retrouver ce goût de la vie. (...) C'est pas tout à fait la vie normale, il y a des jauges, des contraintes, mais c'est ce goût-là qu'on a tous envie de retrouver", s'est-il réjoui.

Il a d'ailleurs poussé les restaurateurs à rouvrir leurs établissements, alors que certains ont décidé de rester fermés, estimant que les contraintes sanitaires sont trop importantes.

"Je crois que tout est préférable à ne pas travailler", a défendu Geoffroy Roux de Bézieux.

"Ce qu'on a obtenu du gouvernement c'est le fait que les aides, les mesures de compensations vont être retirées progressivement. Donc ça permet d'ouvrir en mai, en juin, en juillet, avec un chiffre d'affaires qui est plus bas que (la) normale et pour autant de ne pas perdre d'argent", a-t-il expliqué.

En ce qui concerne les commerces, qui demandent à pouvoir ouvrir tous les dimanches pour écouler une partie des stocks qui se sont accumulés depuis près de deux mois, le président du Medef défend la logique de décisions locales annoncée par le gouvernement.

"Je pense que c'est une bonne idée que ce soit les préfets" qui décident, a-t-il affirmé.

"(Ouvrir) tous les dimanche non, mais je pense qu'il faut qu'on redonne un peu de marge de manoeuvre", a-t-il aussi plaidé, rappelant que "le dimanche est un travail exceptionnel, ça ne doit pas être la norme".

"Le commerce c'est un secteur en difficulté, à cause de l'e-commerce. L'e-commerce, évidemment, est ouvert le dimanche (...) donc il y a une sorte d'inégalité de concurrence et donc du coup, oui, il faut qu'on redonne un certain nombre de dimanche", a-t-il encore estimé.

Il s'est enfin dit favorable au maintien de la date de début des soldes, prévue le 23 juin.

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