Reprise d'un trafic faible et en dents de scie au port de Calais

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Des camions quittent le terminal de ferry à Calais après avoir traversé la Manche, le 23 décembre 2020
Des camions quittent le terminal de ferry à Calais après avoir traversé la Manche, le 23 décembre 2020
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© AFP, FRANCOIS LO PRESTI

AFP, publié le mercredi 23 décembre 2020 à 22h14

Après deux jours d'interruption totale, des véhicules avec passagers ont tout doucement recommencé à débarquer sur le port de Calais en provenance de Douvres à mercredi, mais les rotations des ferrys étaient en dents de scie à cause des difficultés outre-Manche.

Après une timide reprise le matin, puis un arrêt du trafic dans l'après-midi, les ferrys ont de nouveau pris la mer depuis et vers Calais en début de soirée, a constaté un correspondant de l'AFP, mais peu de véhicules descendaient des bateaux, peu remplis.

Dans l'après-midi, aucun ferry n'a rallié Calais et vers 17H00, trois bateaux étaient à quai, attendant que la situation se débloque à Douvres pour reprendre leur rotation.

De l'autre côté du détroit, des milliers de routiers s'apprêtent en effet à passer une nouvelle nuit dans la cabine de leur camion, sans savoir exactement quand ils pourront rentrer chez eux, obligés de présenter un résultat négatif au Covid-19 pour pouvoir embarquer vers le continent.

Dans la nuit de mardi à mercredi, quelques véhicules de tourisme et des remorques de marchandises non-accompagnées - sans chauffeur - ont débarqué à partir de 3h30, les premiers depuis la nuit de dimanche à lundi. A leur descente, les voitures filaient sans s'attarder vers l'autoroute.

En fin de matinée, le nombre de véhicules légers ayant effectué la traversée vers Calais sur un ferry s'élevait seulement à 20 depuis la reprise, un nombre "infinitésimal" par rapport à la normale, selon la communication du port.

Les ferrys ont aussi transporté 30 fourgonnettes mais aucun poids lourd complet, seulement des remorques non-accompagnées qui sont ensuite chargées sur des tracteurs de poids lourds à leur arrivée à Calais, y ajoute-t-on, car "tant que les chauffeurs n'ont pas fait leur test (pour le Covid-19), ils ne peuvent pas embarquer".

Selon le PDG de la Société d'exploitation des ports du détroit, Jean-Marc Puissesseau, "les transporteurs ont basculé leurs activités en remorque non-accompagnées", entraînant une activité inhabituelle pour le port mais qu'il parvient pour l'instant à maîtriser, alors que de nombreux poids lourds se présentent à nouveau en sens inverse pour l'embarquement vers le Royaume-Uni.

Les passagers à destination du Royaume-Uni ont recommencé également à animer quelque peu le hall du terminal de ferries dans l'attente de leur embarquement mercredi matin, assis au milieu de montagnes de bagages, après deux jours où le terminal était quasi-fantomatique, les voyageurs différant souvent leur trajet de peur de se retrouver coincés outre-Manche.

En début de soirée mardi, la France a donné son feu vert à certains retours du Royaume-Uni, à condition de présenter un test négatif de moins de 72h au Covid et à son variant qui s'est répandu en Angleterre.

"Ce matin, nous sommes en réunion pour voir ce qu'il nous est possible de faire pour que tous nos conducteurs puissent bénéficier d'un test PCR ou antigénique avant d'embarquer pour Douvres", a expliqué à l'AFP David Sagnard, patron de l'entreprise de transports Carpentier à Calais, mais aussi président régional de la FNTR (Fédération nationale des transports routiers).

"Nous préférons faire les tests en France avant d'effectuer les livraisons en Angleterre car certains conducteurs se trouvant coincés à Douvres nous ont fait part de la pagaille existant dans l'organisation des tests qui pourraient être effectués côté Anglais qui, nous dit-on, peuvent avoir un coût de 300 livres sterling", a-t-il ajouté, soulignant toutefois la difficulté d'obtenir des rendez-vous immédiats et des résultats rapides dans le secteur.

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