Reprise économique en France : qui va en profiter ?

Reprise économique en France : qui va en profiter ?©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 04 mars 2021 à 11h06

Le Bureau d'informations et de prévisions économiques (Bipe) dresse la liste des gagnants et des perdants

Le Bureau d'informations et de prévisions économiques (Bipe) dresse la liste des gagnants et des perdants

Un rebond espéré en avril ou mai grâce à la vaccination et une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 5,4% en 2021... C'est le scénario envisagé par le Bureau d'informations et de prévisions économiques (Bipe), qui a calculé la moyenne des prévisions d'une vingtaine d'organismes publics, de banques, d'institutions nationales ou internationales.

L'étude du cabinet de conseil en stratégie, reprise mercredi par 'Le Parisien', dresse aussi la liste des gagnants et des perdants de ce rebond post-crise sanitaire. "En France, les usines ont été fermées pendant le premier confinement. Cela a considérablement freiné leur activité. En 2021, la consommation de biens manufacturiers par les ménages va permettre à la production de revenir à son niveau d'avant crise", analyse Anne-Sophie Alsif dans les colonnes du journal.

Les gagnants

Parmi les grands gagnant de 2021 se trouve la fabrication de machines et d'équipements électriques, électroniques et informatiques, la fabrication de matériel de transport, la construction, l'information et la communication, l'agriculture et dans une moindre mesure l'immobilier, et les activités financières et d'assurance.

Mais d'autres ne profiteront sans doute pas de cette embellie. "Les entreprises françaises risquent d'être pénalisées par leur positionnement, estime l'étude du BIPE. Dans l'aérien par exemple, les prévisions envisagent une reprise du trafic à 60% cet été et 70% à la rentrée. Mais si les compagnies low-cost devraient largement bénéficier de cette reprise, il n'est pas certain que le positionnement pro business d'Air France en profite si rapidement", explique Sophie Alsif.

Les perdants

Les transports et l'entreposage devraient donc faire partie des perdants dans les mois à venir, de même que les commerces, l'hébergement et la restauration, grandes victimes de cette crise sanitaire et des restrictions qui l'accompagnent.

L'hôtellerie-restauration inquiète particulièrement et pourrait souffrir au deuxième trimestre, selon le cabinet de conseil. "Jusqu'ici, ce secteur a été très aidé mais les Prêts garantis par l'Etat (PGE) ont parfois été largement utilisés et le soutien pour payer les charges fixes peut être insuffisant", estime Anne-Sophie Alsif. Les défaillances de restaurants indépendants pourraient atteindre entre 30 et 70%.

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