Réseaux sociaux : Snapchat remonté à son tour contre Donald Trump

Réseaux sociaux : Snapchat remonté à son tour contre Donald Trump
Snapchat

Boursier.com, publié le jeudi 04 juin 2020 à 10h38

Le réseau social, qui accuse le président américain d'inciter à la "violence raciale", a indiqué ne plus faire la promotion de ses messages dans la section "Discover".

Après Twitter, Snapchat prend ses distances avec Donald Trump !... Alors que des centaines de milliers d'Américains défilent depuis 10 jours contre les violences faites à la minorité noire, le réseau social très prisé des jeunes a décidé de ne pas promouvoir le compte du président américain.

Selon le "New York Times', cette décision aurait été prise le week-end dernier, à la suite d'un tweet de Donald Trump dans lequel il déclarait que si des manifestants rassemblés devant la Maison Blanche franchissaient les barrières, ils seraient accueillis "par les chiens les plus méchants" et "les armes les plus menaçantes". A noter que ce tweet n'avait pas été partagé sur le compte Snapchat du président...

"Nous n'allons pas amplifier des voix qui incitent à la violence raciale et à l'injustice en leur donnant une publicité gratuite dans Discover", la section où les utilisateurs du réseau social peuvent explorer de nouveaux contenus, a ainsi affirmé Rachel Racusen, porte-parole de Snapchat.

"La violence raciale et l'injustice n'ont pas leur place dans notre société"

"La violence raciale et l'injustice n'ont pas leur place dans notre société et nous nous tenons aux côtés de tous ceux qui aspirent à la paix, l'amour, l'équité et la justice en Amérique", a également indiqué le réseau social créé par Evan Spiegel dans un communiqué, précisant le compte Snapchat du président américain, où sont principalement publiés des contenus de campagne électorale, restera accessible aux utilisateurs qui recherchent le compte ou y sont abonnés.

Cette mesure de Snapchat intervient alors que Donald Trump a signé la semaine dernière un décret visant les opérateurs de réseaux sociaux, estimant être victime de censure de la part de Twitter. Pour rappel, la plateforme de microblogging, souvent accusée de laxisme dans son traitement des propos tenus par des dirigeants, avait signalé de deux ses tweets, soutenant que ces messages présidentiels contenaient des "informations potentiellement trompeuses".

Facebook pointé du doigt

Dans un communiqué, Brad Parscale, directeur de la campagne de Donald Trump, a accusé l'application aux 229 millions d'utilisateurs de tenter de truquer l'élection présidentielle américaine de novembre prochain, en mettant en avant le candidat démocrate Joe Biden. Il reproche également à l'entreprise de faire la promotion de "vidéos d'émeutes de l'extrême gauche" et d'encourager les utilisateurs à "détruire l'Amérique".

Contrairement à Twitter, et désormais Snapchat, Facebook a choisi de ne pas signaler les messages du président américain. Une décision assumée par Mark Zuckerberg, alors que le réseau social avait déjà annoncé en septembre dernier que les contenus des politiques ne feront l'objet d'aucune vérification. Plusieurs salariés ont exprimé publiquement leur désaccord avec la décision de leur patron de ne pas signaler les messages controversés du président américain.

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